Industrie locale: vers la création du label "Vita malagasy"

Publié le par Alain GYRE

Industrie locale: Vers la création du label " Vita malagasy "

     

 

Jeudi, 20 Septembre 2012

30% des membres du Syndicat des industries de Madagascar (SIM) sont présents sur le marché de l'exportation d'après Stéphane Raveloson, président de ce syndicat.

Il reconnaît qu'exporter n'est pas aisé. Les contraintes tournent autour du respect des normes et de la qualité. En fait, les exigences des importateurs sont de plus en plus élevées, surtout dans les pays développés. C'est pour cette raison que le syndicat projette de mettre en place le label " Vita malagasy " pour les produits fabriqués à Madagascar. Il y travaille depuis 2008 pour faire de l'industrie malagasy et ses produits "une industrie à potentiel de qualité et ayant un statut de référence au même titre que les marques internationales ". Le 1er Salon de l'industrie de Madagascar (SIM 2012) va dans ce sens car d'après le plan de relance du secteur industriel élaboré par le syndicat en 2009, ce dernier " prévoit un plan d'actions intégrant le lancement du label et la mise en place d'une campagne générique sur l'industrie malagasy afin de sensibiliser l'opinion publique et d'inciter la consommation des produits malagasy ".

Il est aussi question de mettre en place un organisme de gestion et de contrôle origine/qualité ainsi qu'un comité de labellisation. Le SIM estime, en effet, que sans une industrie qui lui soit propre, qui puisse faire face à une concurrence mondiale, qui puisse s'imposer dans l'ensemble des secteurs d'activités, un pays ne peut se développer de manière indépendante. Les pays asiatiques émergents sont passés par ce chemin. Concernant le SIM, il a proposé dans son plan de relance la normalisation des produits malagasy via des mesures comme l'engagement d'un processus de renforcement du système de mise aux normes des produits industriels et de la démarche qualité, l'adoption de protocoles d'accord sur la mise sur pied d'une réglementation commune en matière de normes et de mesures phytosanitaires par les pays membres des sous-régions. Il y a aussi la reconnaissance réciproque par les sous-ensembles régionaux des organismes en charge de la délivrance des agréments et certifications de mise sur le marché. Ces mesures sont nécessaires pour éviter les barrières non tarifaires érigées par certains pays.

En réalité, l'industrie malagasy veut surmonter les impacts de la crise et ses propres faiblesses, notamment en matière de normes/qualité, pour se hisser sur le marché international. Elle n'entend donc pas baisser les bras même si les contrecoups de la crise politique sont difficiles à juguler. En effet, le chiffre d'affaires des membres du syndicat en 2011 était proche de 1 milliard US$, contre 1,153 milliard US$ en 2008. Comme quoi, le chiffre d'affaires a légèrement reculé. Par contre, les emplois ont connu une embellie malgré les chômages techniques au fort moment de la crise. De 44 000 emplois en 2008 pour une masse salariale de 55 millions US$, le SIM a compté 50 000 emplois en 2011. En 2008, les membres du syndicat ont versé à l'Etat 281 millions US$ à titre d'impôts, de droits et taxes. Sur la même année, ils ont investi 2,240 milliards US$. Ces contributions dans la vie économique et dans la lutte contre la pauvreté méritent un soutien plus appuyé de l'Etat, rien que par la lutte contre les produits importés hors normes et/ou entrés frauduleusement sur le territoire.

Fanjanarivo

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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