Infrastructure : La RN 2 de plus en plus abîmée

Publié le par Alain GYRE

Infrastructure : La RN 2 de plus en plus abîmée

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L’affaissement de la chaussée, à 65 km de Toamasina, entraîne le rétrécissement de la voie

La route nationale la plus fréquentée est endommagée à plusieurs endroits. Or, c’est un axe vital pour la capitale et le Grand port.

La route nationale n°2 reliant la capitale à la ville de Toamasina se dégrade de jour en jour. La liaison avec le premier port de la Grande île pourrait être interrompue si les responsables n’interviennent pas rapidement. Or, cette nationale est la plus fréquentée et des milliers de voitures, de camions et semi-remorques vont et viennent sur cet axe tous les jours de la semaine. L’entretien routier devra se faire dans les brefs délais pour éviter des conséquences incommensurables.
Les dégradations sont constatées à partir de Maharidaza, dans la descente vers Manjakandriana, jusqu’à Moramanga. Ensuite, trous béants et dénivellations brusques, affaissements, fissures, tranchées, et autres crevasses se suivent et s’accumulent le long de cette nationale, réputée auparavant par la qualité de la chaussée. Jusqu’à Andasibe, la voie était rapide et roulante.
Aujourd’hui, ce n’est plus qu’un souvenir. Les conducteurs devront faire preuve de très grande prudence car la route peut leur réserver de mauvaises surprises à tout moment. Les tronçons les plus dangereux se trouvent sur la descente à 89 km avant Antsampanana.
Fragilisé
À 3 km de Beforona, l’affaissement sur la pente s’est encore aggravé. La série de virages en épingle dangereux caractérisent pourtant cette portion. Plus loin, à 20km, de la boue et les eaux provenant d’un ruisseau envahissent la chaussée et commencent à décaper le goudron.
La portion de la RN 2 la plus à craindre se trouve à 15 km de Ranomafana où un affaissement long de 15 m grignote la voie. Le tronçon, réhabilité l’année dernière, à 10 km avant Brickaville, s’est également détérioré.
À partir de cette ville, les automobilistes doivent faire très attention et faire montre d’une grande précaution. En effet, les nids-de-poule sont légion sur la chaussée.
Mais surtout, à 65 km avant la ville de Toamasina, au PK 288, l’affaissement du côté droit de la chaussée s’était encore amplifié. Maintenant, il a pris la moitié de la voie, et le bitume est très fragilisé. Un excès de vitesse et une surcharge à cet endroit risquent tout faire effrondrer.
Or, les panneaux de signalisation sont presque inexistants. Les deux ralentisseurs de vitesse d’avertissement sont installés à un mauvais emplacement.

Vero Andrianarisoa

Samedi 06 avril 2013

L’Express

 

Publié dans Revue de presse

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