Infrastructures: De nombreuses zones demeurent enclavées

Publié le par Alain GYRE

Infrastructures: De nombreuses zones demeurent enclavées   

Mardi, 06 Mai 2014

Une énorme faiblesse du pays consiste en son manque de connectivité, aussi bien interne qu’externe.

 

La connectivité externe n’est pas un obstacle infranchissable, comme l’ont montré plusieurs pays dont la géographie paraissait désavantageuse, et qui ont compensé leur éloignement par une logistique de transport (aéroportuaire et portuaire) et de communication moderne et efficace.

 

Pis encore, et selon les informations publiées par la Banque mondiale dans son document intitulé les enjeux de développement à Madagascar, il est fait état, surtout, que la connectivité doit surtout se développer sur le territoire national. Aujourd’hui à Madagascar, de nombreuses zones demeurent enclavées, l’accès aux écoles et aux centres de santé de base s’avère souvent difficile, le secteur agricole se voit pénalisé par les difficultés dans l’acheminement des intrants et la sortie des productions, et les coûts de transport érodent le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité des produits malgaches sur les marchés internationaux. La réduction des coûts et des délais entre la sortie de l’usine et l’embarquement contribuerait fortement à l’amélioration de la compétitivité du pays, mais aussi au développement du marché national.

 

En outre, la même source indique que Madagascar accumule un retard non seulement à cause d’un réseau national de transport désuet et mal entretenu nuisant au développement des échanges (de produits et de personnes) entre les régions, mais aussi en raison des marges excessives des transporteurs domestiques et des transitaires, en particulier sur le corridor TamataveAntananarivo. Les principaux problèmes sur ce corridor, en plus de l’existence probable d’une rupture de la concurrence des transporteurs et d’une géographie physique désavantageuse (inadéquation des caractéristiques géométriques d’une RN2 tant étroite que sinueuse) sont liés aux faiblesses de la mise en œuvre des politiques publiques: non-respect de la charge à l’essieu ; politique d’entretien routier déficiente; lourdeur des procédures administratives associées aux nombreux contrôles et paiements de taxes locales sur le trajet.

 

Cette situation de rente peut être remise en question par l’émergence du chemin de fer, qui, si bien géré, offrirait des prix à la tonne-km sensiblement inférieurs à ceux de la route, et dont la réhabilitation contribuerait à « assainir » la concurrence entre modes de transports.

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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