Invasion acridienne : Progression vers les Hautes Terres centrales

Publié le par Alain GYRE

Invasion acridienne : Progression vers les Hautes Terres centrales

 13/05/2013

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Après la partie Sud de la Grande Ile et le Moyen-Ouest, les Hautes Terres centrales commencent actuellement à être infestées par les criquets, lesquels continuent de s’étendre vers le Nord. A quand leur arrivée aux portes de la capitale ?

Les criquets continuent dangereusement leur progression. La semaine dernière, après Fianarantsoa auparavant, c’est autour d’Antsirabe que les criquets ont été vus semer la panique chez les populations. Ainsi, parti du grand Sud, le problème d’invasion acridienne n’a cessé de s’aggraver. Outre la partie Sud de la Grande Ile, d’autres régions comme le Moyen-Ouest, le Bongolava et les localités environnantes, en ont également fait l’amère expérience, au grand désespoir de la population. Des régions à haut potentiel agricole tel le Vakinankaratra commencent également à s’inquiéter sérieusement de l’invasion acridienne. Totalement impuissantes face à la situation, les populations de toutes les régions infestées multiplient les appels au secours. Sans grand écho, jusqu’à maintenant, si l’on en juge par l’inertie des pouvoirs publics devant ce fléau dont les répercussions risquent de menacer sérieusement la sécurité alimentaire dans le pays.

Progression. Actuellement, les essaims continuent de progresser tout en s’étendant davantage dans les régions déjà infestées. A ce rythme, les criquets risquent de s’approcher de la capitale. Sommes-nous alors sur le point de revivre la grande invasion acridienne de la fin des années 90 ? Car à cette époque, les criquets ont envahi un grand nombre de régions, dont la capitale où l’horizon était noirci au passage des essaims, ravageant sur leur passage, des hectares entiers de végétations. Cette crise acridienne a coûté au pays et surtout aux partenaires financiers qui nous ont prêté main forte, plusieurs dizaines de millions d’euros. Le pays se passera bien de telles dépenses, dans la mesure où il ne parvient même plus à maintenir la tête hors de l’eau, suite à la crise politico-économique et ses impacts incalculables.

Hanitra R.

Midi Madagasikara

 

Publié dans Revue de presse

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