Invasion de criquets : 5 000ha de riz et de maïs dévastés

Publié le par Alain GYRE

Invasion de criquets : 5 000ha de riz et de maïs dévastés

     

 

Jeudi, 07 Février 2013

1-criquets.jpg

Les zones Sud et Sud-Ouest du pays sont aujourd’hui les plus touchées par les invasions acridiennes. Les cultures de maïs et de riz sont très affectées par cette situation. 5 000ha sont déjà dévastés dans les régions Melaky, Menabe et Bongolava. D’après les spécialistes, les criquets commencent à s’imposer dans le Nord-Ouest de la Grande Ile. Avec cette aggravation, même les régions Itasy, et Matsiatra Ambony sont menacées. Mardi dernier, des spécialistes malgaches et étrangers ont effectué une rencontre de travail avec le ministre de l’Agriculture, pour étudier la situation. « Trois spécialistes étrangers ont été envoyés par la FAO. Dans le monde, ce sont les meilleurs spécialistes de la lutte antiacridienne. Durant cette réunion, il a été défini que nous devons trouver 22 millions USD avant juin 2013, pour pouvoir limiter les dégâts et poursuivre la lutte », a informé le ministre de l’Agriculture, Roland Ravatomanga.

Eradiquer. Ces 22 millions USD figurent parmi les 41,5 millions USD pour l’éradication des espèces de criquets migrateurs. En effet, lors de la rencontre du ministre de l’Agriculture avec le directeur général de la FAO en décembre 2012, il a été décidé que la meilleure solution pour éviter ce fléau saisonnier est l’éradication en trois ans. « Tous ces financements seront encore à trouver. Mais nous avons déjà quelques espoirs prometteurs. D’ailleurs, j’effectuerai une mission à Rome la semaine prochaine, en tant que gouverneur du Fonds international de développement agricole de Madagascar. Ce sera une occasion de développer les contacts pour atteindre ces objectifs fixés », a confié le ministre de l’Agriculture. Par ailleurs, il faut noter que la lutte antiacridienne doit continuer pour éviter les invasions sur tout le territoire national, comme ce qui s’est produit en 1997 et 1998. D’après le ministre Ravatomanga, la tenue des élections est l’une des conditions qui permettent de financer convenablement cette rude lutte.

Antsa R.

Midi Madagasikara

Publié dans Revue de presse

Commenter cet article