Is'art Galerie : Peinture humaniste de Miara

Publié le par Alain GYRE

Is'art Galerie : Peinture humaniste de Miara

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Les œuvres de Miara sont à interpréter simplement du premier regard

 

Il faut avoir l'esprit prêt à s'ouvrir pour comprendre, ou suivre, l'art de Miara et sa démarche dans la peinture. Elle expose actuellement à l'Is'art Galerie.

 

 

Miara, impossible d'avoir son nom complet dans le civil, s'avère être un peintre humaniste. Elle expose ses tableaux actuellement à l'Is'art Galerie Analakely jusqu'au 5 juin. Après quelques semaines d'accalmie, ce lieu prisé de l'art contemporain reprend des couleurs. Cette fois, avec un style tout à fait dans les cordes de ce courant de l'art visuel. Miara est une enseignante dans le quotidien, par contre ses débuts dans la peinture remontent à une trentaine d'années et des poussières.

« Dans l'abstrait, il y a une grande liberté d'interprétation chez le visiteur », annonce-t-elle. Tout cela, l'artiste l'a intitulé dans son exposition « Le regard ». Pour Miara, c'est la rencontre de l'extérieur et de l'intérieur. Ce qu'elle sent dans son être et ce que la société lui propose. C'est cette rencontre qui crée un regard, pas un simple coup d'œil en somme. « Il y a une manière de regarder, pas besoin de prendre des leçons pour. C'est grâce à la liberté qu'apporte l'art que cela peut être là », ajoute t-elle. Dès lors, Miara n'est pas un prodige de l'art, elle se positionne comme une médiatrice de deux mondes.

Design simple

Pour accentuer ce partage de liberté, la peintre s'interdit de titrer toutes ses créations. Ainsi, le visiteur se laisse plus emporter, nul besoin de faire le difficile. Sur un tableau, elle a mis en fond un bleu ciel paradisiaque et collé plusieurs dizaines de clous, se ramenant à des gouttes de pluies. Rabat-joie, Miara est loin de l'être. « Pour dire que la pluie, quand il y en a trop, devient un danger. Et que tout peut devenir beau d'un coup », met-elle en avant. On y voit une trace du maniement des extrêmes. En hors champ, une vie qui se veut avoir traversé les grandes peines et les grandes joies.

À travers une autre composition, Miara mêle design et peinture. Au début, le visiteur apercevra un alignement banal de lamelles de bambous sur fond gris. Puis, l'ensemble se montre de lui-même. Il s'agit d'une ossature de poisson, la tête en bas, et qui par hasard peut inspirer un collier après quelques raffinements. Ensuite, après cet exercice, Miara sans accorder de véracité à l'interprétation conclut tout simple- ment. « C'est ça la liberté du regard ». Le message est passé. Son art libère l'imaginaire tout en parlant de choses simples.

 

 

Maminirina Rado

 

Mercredi 29 mai 2013

L'Express

Publié dans Revue de presse

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