Is’art Galerie : Tahina Rakotoarivony revient à la simplicité

Publié le par Alain GYRE

Is’art Galerie : Tahina Rakotoarivony revient à la simplicité

 1-Is-art.jpg

Tahina Rakotoarivony, artiste plasticien et non moins propriétaire de l’Is’art galerie, présente sa vision de ses sujets dans toute la force du noir et blanc

 

Joël Rabesolo, Edgard Ravahatra, Isaac, pochés sur les murs de l’Is’art Galerie. Retour en force du noir et blanc.

 

De gigantesques portraits en pochoir tapissent les murs de l’Is’art galerie Analakely depuis jeudi. Ce sont les tableaux de Tahina Rakotoarivony, artiste-plasticien et propriétaire des lieux, qui y sont à l’honneur jusqu’au 19 septembre. Un retour à  la simplicité, à la technique du clair-obscur pour donner du relief. L’artiste revient à la base de la peinture, « exploiter le blanc, utiliser la lumière pour créer les ombres ». Une aventure à suivre.

Pochant sur les murs et portails de sa propriété à Ambohimangakely des portraits d’icônes incontournables comme Che Guevara, Nelson Mandela ou encore Michael Jackson, l’artiste inscrit sa démarche cette fois dans la simplicité des rencontres. Cette fois, ce sont des amis, réels et virtuels, qu’il a pris comme sujet. Tout commence par une conversation, un contact pour entrer dans l’univers de l’autre et mieux le connaître. C’est ainsi qu’il a pu rendre dans ses portraits la profondeur et la complexité de son sujet.

« J’ai ressenti le besoin de parler avec la personne dont j’ai voulu faire le portrait. C’est ainsi que l’idée m’est venue. C’est une image née d’un entretien », explique l’artiste.

Image orale

Derrière les lunettes noires de Joël Rabesolo se révèle un génie incontestable. Edgard Ravahatra arbore son sourire radieux, tandis que Isaac aborde sa posture de penseur. L’insouciance de Ndriana kely, les cheveux en bataille, croise le regard charmeur de Cynthia. Les facettes de l’humain 

s’offrent à découvrir. Et ces trois jeunes femmes à lunettes dans presque la même posture. C’est la signature.

« J’ai commencé le travail sur Photoshop, et ai terminé à la main au pinceau. Et les lunettes, c’est un peu ma signature ! », fait remarquer l’artiste.

Tahina Rakotoarivony innove en la matière. Des portraits en pochoir, en noir et blanc. En plus, il a choisi de mettre à l’honneur les stars émergentes du milieu artistique malgache. Dans cette expression, il montre aussi son envie de se rapprocher du public. En quête d’harmonie, l’artiste pose un regard artistique sur son sujet, et réfléchit aux enjeux propres à chaque humain. Une expo à découvrir.

 

Domoina Ratsara

 

Samedi 31 août 2013

L’Express

Publié dans Arts plastiques

Commenter cet article