Journée mondiale de l’eau : Difficile accès à une eau salubre, pour les pauvres

Publié le par Alain GYRE

Journée mondiale de l’eau : Difficile accès à une eau salubre, pour les pauvres       

Samedi, 22 Mars 2014

Environ 1 400 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour de causes liées à l’absence d’eau salubre, d’assainissement et d’hygiène.

 

Près de quatre ans après avoir atteint la cible mondiale relative à l’eau potable définie dans les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), et alors que l’Assemblée générale des Nations Unies a déclaré que l’eau était un droit fondamental, plus de 750 millions de personnes, pauvres pour la plupart, ne possèdent toujours pas ce bien de première nécessité, a déclaré l’UNICEF à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau.

 

Selon les estimations de l’UNICEF et de l’OMS publiées en 2013, quelque 768 millions de personnes, un nombre stupéfiant, n’ont pas accès à l’eau potable, ce qui entraîne chaque année la maladie ou la mort de centaines de milliers d’enfants. La plupart de ces gens sont pauvres et vivent dans des zones rurales isolées ou dans des taudis urbains. L’UNICEF estime que 1 400 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour de maladies diarrhéiques liées à l’absence d’eau salubre, d’assainissement adéquat et d’hygiène. « Riche ou pauvre, tout enfant a le droit de survivre, d’être en bonne santé et d’avoir un avenir, a dit Sanjay Wijesereka, le chef des programmes mondiaux d’eau, assainissement et hygiène à l’UNICEF. La communauté internationale ne doit pas relâcher ses efforts tant que chaque homme, femme et enfant, ne disposera pas de l’eau et de l’assainissement qui sont les leurs en tant que droit fondamental. »

 

A Madagascar, moins de la moitié de la population a accès à l’eau potable (48%) . Le taux d’accès aux infrastructures d’assainissement adéquates reste faible dans la Grande Ile : 14%. 47% de la population malgache utilisent des infrastructures d’assainissement non améliorées et 39% de la population défèquent toujours à l’air libre.  La Grande Ile est confrontée à des risques sanitaires majeurs face à l’insuffisance de l’approvisionnement en eau potable, l’assainissement et l’évacuation des déchets solides. Les problèmes liés à l’insalubrité de l’eau, au mauvais assainissement accroissent les maladies, dont les maladies diarrhéiques. La diarrhée demeure l’une des maladies les plus meurtrières des enfants de moins de cinq ans à Madagascar. Sur le classement des pays ayant le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans le plus élevé,  Madagascar est classé 48ème sur 193 pays : 62 enfants de moins de 5 ans sur 1000 meurent chaque année (SOWC 2012).  UNICEF Madagascar appuie le Gouvernement au niveau national et régional pour assurer des réponses efficaces aux demandes importantes en eau, hygiène et assainissement des populations vivant en milieu rural et périurbain ainsi qu’au sein des écoles et des centres de santé. Pour permettre la pérennité des interventions, les institutions, les autorités, les leaders traditionnels ainsi que les communautés sont impliqués.

 

Par ailleurs, une stratégie d’approche intégrée a été développée pour arriver à un changement de comportement aussi bien à l'école, qu’au sein des ménages et des communautés. L’objectif est l’appropriation des trois messages clé du WASH : le lavage des mains avec du savon, l’utilisation effective des latrines hygiéniques et la conservation de la potabilité de l'eau.  « Même si de nombreux progrès ont été accomplis par Madagascar dans les domaines de l’eau et de l’assainissement, il est nécessaire de multiplier par 10 la tendance annuelle de couverture pour espérer pouvoir atteindre les OMD. Il est également nécessaire de multiplier par six le budget d’investissement afin d’accroître la couverture en matière d’assainissement, renforcer les techniciens de l’eau et de l’assainissement ainsi que les autorités locales. Le secteur de l’eau et de l’assainissement manque de capacités techniques et financières pour satisfaire aux énormes besoins de la population malgache », déclare Silvia Gaya, chef de la section WASH à l’UNICEF Madagascar.

La Gazette

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