Juan de Nova: Oil and GasY (bad) story

Publié le par Alain GYRE

Juan de Nova: Oil and GasY (bad) story       

Samedi, 05 Octobre 2013

Par Patrick Rakotomalala

            (Lalatiana Pitchboule)

 

 L’US Geological Survey, a  remis au président Obama en Avril 2012 un rapport stratégique qui évalue les réserves en énergies fossiles de 4 nouvelles « provinces » énergétiques dans l’Océan Indien  :  la côte tanzanienne, la côte mozambicaine, les Seychelles, la côte ouest malgache (Morondava Basin).

 

Les potentiels sur une région vue désormais comme un nouveau Moyen-Orient énergétique, sont suffisamment alléchants pour que Total se soit montré prêt à racheter 20% des droits de l’opérateur ENI sur les énormes champs gaziers offshore nouvellement découverts au large du Mozambique  pour un montant de 2,6 milliards de $. Ces montants reflètent ce que la société Total S.A reconnait elle-même : la nécessité urgente de rattraper son retard sur l’offshore de l’Afrique de l’Est.

 

L’appétit de Total s’étend ainsi aux autres territoires de la région : le pétrolier français vient de  signer un contrat de partage de production avec le Kenya. Il détiendra une participation de 100 % à titre d’opérateur sur un permis d’exploration couvrant plus de 10 000 km2.«Cette opération s’inscrit dans la stratégie d’ancrage de Total en Afrique de l’Est dans des nouveaux bassins aux thématiques d’exploration prometteuses en s’appuyant sur l’expertise mondialement reconnue du groupe dans l’offshore profond », commente Jacques Marraud des Grottes, directeur Afrique de la branche Exploration-Production de Total.

 

Si Total s’implique autant, à propos de ce qui pourrait paraître de simples potentialités en eaux africaines, peut-on croire à son indifférence affichée à propos de ce territoire prétendument français situé à seulement 200 kmsdelà :les potentiels de Juan de Nova et de la province malgache, qui sont estimés par le rapport de l’USGS à quelques 17 milliards de barils de pétrole et 167 000 milliards de pieds cubes de gaz- soit au niveau de l’Angola,15ème au classement mondial en termes de réserves- n’intéresseraient-ilsdonc pas la compagnie française ?

 

Ces données remettent au premier plan un dossier sur lequel les pouvoirs publics malgaches successifs font curieusement preuve de la plus grande et de la plus suspectediscrétion.Alors que les annonces d’achat, les manœuvres de rapprochement et de regroupement des opérateurs de la province Est Africaine font régulièrement les unes de l’actualité Oil & Gas, à l’inverse à propos de l’île de Juan de Nova, les opérateurs et les autorités malgaches font preuve d’un mutisme absolu.

 

 

 

… à suivre

La Gazette

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