Juan de Nova: Oil and GasY (bad) story

Publié le par Alain GYRE

Juan de Nova: Oil and GasY (bad) story       

Jeudi, 10 Octobre 2013

            Par Patrick Rakotomalala

 

            (Lalatiana Pitchboule)

 

Décembre 2007 : Marex obtient du gouvernement malgache son permis d’exploration sur le bloc de « Belo Profond » qui jouxte son permis « Juan de Nova Maritime Profond » délivré par les autorités françaises sur une ZEE dont les limites « restent à déterminer ».

Mars 2008 : Bonaventure Rasoanaivo, analyste de l’Omnis, dont il sera plus tard le patron, évaluait en Europe des formations de techniciens de prospection et de forage offshore, prouvant que les potentiels offshore sont clairement identifiés par les autorités administratives malgaches. Mais le problème de territorialité est-il envisagé ? S’il est difficile d’imaginer le contraire, on n’en a aucune trace. Une carte fait état d’un chevauchement d’une zone délimitée par « un accord pétrolier » ?

 

Avril 2008 : Nicolas Sarkozy souhaite rencontrer Marc Ravalomanana, au cours d’un entretien organisé par Angela Merkel. Quel en était l’objet : l’organisation du sommet de l’OIF ? La concession de Total sur Bemolanga ? Il serait surprenant qu’il ne soit agi, comme c’est ressorti à cette époque, que du seul contrat de prise de participation de Total. 100 millions de $ valaient ils la chandelle d’un entretien au sommet ? Il est permis d’en douter. Les prémisses d’un accord de cogestion sur les Iles Eparses aurait-il été évoqué ?

 

Il est probable que cette entrevue se soit mal passée. L’accord de Bemolanga aurait fait l’objet d’un diktat de la part d’un Ravalomanana braqué sur des questions de protocole : il aurait exigé que De Margerie en personne vienne signer ce contrat. Ce dernier a bien sûr refusé.

 

Juin 2008 : Sarkozy se rapproche du Premier ministre mauricien Ramgoolam pour accélérer la conclusion d’un accord de cogestion France Maurice à propos de l’île de Tromelin, dans l’océan Indien cette fois, sujet de conflit de souveraineté entre les deux pays. Cet acte politique ne veut que préparer le terrain à la réalisation d’un dessein final : un accord de cogestion entre la France et Madagascar à propos de Juan de Nova. « Dans ce cadre de coopération renouvelée, je pense que nous serons aussi amenés à traiter d’autres questions de politique bilatérale comme la question de l’avenir des Îles Eparses. Nous souhaitons avoir sur ce point avec Madagascar le même dialogue que nous avons eu avec l’Île Maurice. Mais tout cela ne pourra se faire qu’avec un gouvernement élu », déclarera encore J.M Châtaignier, l’ancien ambassadeur de France à Madagascar,en mars 2012 au Sénat.

 

… à suivre

La Gazette

 

 

Publié dans Revue de presse

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