Kotofetsy et Mahaka volent des moutons.

Publié le par Alain GYRE

196 Kotofetsy et Mahaka volent des moutons
(Imerina)
 

Chemin faisant, Kotofetsy et Mahaka rencontrèrent une vieille qui gardait un troupeau de moutons.

Il y avait, dans cet endroit, une pierre qui semblait pencher sur le bord de la route et être sur le point de tomber.

Kotofetsy et Mahaka saisirent la pierre comme s'ils s'efforçaient de la retenir en haut du talus.

 

Kotofetsy et Mahaka volent des moutons.

Quand la vieille passa, ils lui demandèrent de les remplacer un instant pour qu'ils puissent aller boire à la rivière. La vieille accepte et retient la pierre de toutes ses forces:

« Prenez bien garde, ajoutèrent les deux compères, si elle venait à vous entraîner, vous tomberiez avec elle et seriez écrasée. »

La vieille serrait encore plus fort la pierre (qui était immobile et ne pouvait pas se déplacer; mais c'était une fourberie de Kotofetsy et Mahaka).

Ces derniers emmenèrent en s'en allant les moutons avec eux.

Par hasard, quelqu'un passe et voit la vieille.

« Que faites-vous là, dit-il? Cette pierre n'a pas besoin d'être retenue pour rester à sa place, elle est immobile (1). »

La vieille s'en convainquit immédiatement ; mais, ses moutons avaient disparu ; et elle s'aperçut trop tard qu'on avait exploité sa crédulité.

(1) Le texte porte : elle n'est pas mobile, c'est-à-dire : elle ne tombera pas si elle n'est pas retenue.

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Recueillis, traduits et annotés par

Gabriel FERRAND

Editeur : E. Leroux (Paris) 1893

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