L’oignon dans le Sud: Le prix a chuté de 200 ariary le kilo

Publié le par Alain GYRE

L’oignon dans le Sud: Le prix a chuté de 200 ariary le kilo       

Mercredi, 30 Octobre 2013

La campagne de l’oignon a débuté il y a quelques semaines dans le Sud de la Grande Ile.

 

Ce dernier est considéré comme le plus grand producteur malgache d’oignon grâce au bassin du Mandrare. Il arrive à produire environ 10 tonnes par hectare. Malgré les prix fixés dans d’autres régions, comme à Mampikony où le kilo s’achète à 600 ariary, le prix de l’oignon a chuté entre 200-300 ariary dans plusieurs endroits du Sud de Madagascar. Pourtant, dans les districts d’Andranovory, Sakaraha et Ankazoabo, la production de l’oignon est une réussite pour les habitants locaux qui en dépendent d’ailleurs en majorité. La production d’oignon peut s’y faire deux ou trois fois en une année. Malgré cette réussite, les prix ne sont pas conformes par rapport aux efforts et aux dépenses culturales.

 

Plusieurs problèmes ont été soulevés lors des enquêtes menées sur place dont, entre autres, l’état des routes lesquelles sont très mauvaises, voire inaccessible dans certains endroits. Ce qui, en d’autres termes, signifie que les moyens de transports mécanisés sont rares, pour ne pas dire inexistants dans plusieurs endroits. Il y a également la recrudescence de l’insécurité, c'est-à-dire la présence des dahalo. Face à ces différents contextes, les producteurs se contentent de l’arrivée des collecteurs. Ces derniers monopolisent les marchés. Ainsi, ils fixent le prix. A cet effet, les producteurs se sentent perdants, vu que le bénéfice est très limité.

 

Pourtant,  les collecteurs vendent le kilo cher à ailleurs. A Toliary ville par exemple, un kilo d’oignon vaut 2.500 à 3.000 ariary. Et dans la capitale, l’un des grands consommateurs d’oignon dans la Grande Ile, le prix varie de 1.500 à 2.000 ariary. Sinon, les exportateurs arrivent à vendre l’oignon local à raison de 1,5 euro le kilo pour des produits bien calibrés (45 mm de diamètre minimum) et bien triés. Sachons que la Grande île exporte plus de 60% de la production annuelle dont les îles voisines sont les plus grands consommateurs. Malgré les quantités exportées, Madagascar n’arrive pas encore à satisfaire les demandes.

 

A cet effet, les habitants locaux font appel aux autorités compétentes d’effectuer des suivis sur les prix de produits qui sont menacés à cause de la monopolisation des collecteurs. De plus, ils sollicitent à ce qu’on mette de l’ordre face à la recrudescence des dahalo qui perturbent continuellement la vie de la population.

 

Faut-il rappeler que la Grande île est le 64ème pays exportateur mondial d’oignon. La culture d’oignon qui est d’une importance cruciale dans le Grand sud, peut s’avérer très rentable si les paysans utilisent les meilleures techniques en plus de la maîtrise du calendrier cultural des différents bassins. Pour information par ailleurs, il existe plusieurs variétés d’oignons dont le violet de Galmi, le Red Créole, le Rouge de Tana et le Noflaye.

 

R.V.

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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