La culture de l'artémesia

Publié le par Alain GYRE

Amoron’i Mania : La culture de l’artémesia gagne de plus en plus de terrain…

     

 

Lundi, 27 Août 2012         

A l’instar de la culture du « ravintsara », la culture de l’artémesia dans la région d’Amoron’i Mania gagne de plus en plus de terrain et se développe d’une manière très significative ces trois dernières années.

L’artémesia qui est une plante dont est extraite l’artémesinine, une substance active et très réputée pour le traitement contre le paludisme ou malaria qui continue de faire des ravages dans le monde.

1 200 producteurs. La culture de l’artémesia dans l’Amoron’i Mania, a été initiée par la société BIONEX en 2006 par l’intermédiaire d’une O N G. Non satisfaite des services de cette dernière, BIONEX a décidé de tout prendre en main à travers la mise en place des structures paysannes au niveau des districts, des communes et des fokontany, pour pouvoir mieux encadrer les producteurs et les aider à s’approvisionner en jeunes plants, engrais et intrants agricoles, ainsi que par la mise à disposition de petits matériels à des prix subventionnés. La société BIONEX est présente principalement dans la zone d’Ambatofinandrahana et s’investit dans la commune rurale d’Ambondromisotra. Elle encadre 1 200 paysans producteurs dans la région, sur une superficie cultivable de plus de 160 ha, avec un rendement moyen allant de 800 kg à 1 200 kg à l’hectare, pour un objectif de production de 600 à 700 kg par hectare. Ceci démontre bien que la région d’Amoron’i Mania est en général propice pour la culture de l’artémesia qui peut bien servir de culture d’appui aux cultures vivrières et faire face aux fluctuations des cours des produits vivriers.

1 000 ha. La collecte ou campagne d’achat des feuilles séchées de l’artémesia s’effectue trois fois par ans. Ce qui est un moyen d’améliorer les revenus des paysans producteurs dans un certain sens. Le prix de cession aux producteurs fixé par la société BIONEX est de 800 ar le kilo de feuilles d’artémesia séchées. Un prix de cession qui selon les producteurs que nous avons rencontrés dans la commune rurale d’Ambondromisotra (le jour du marché) doit faire l’objet d’une révision. Si l’on se réfère aux coûts de l’exploitation qui ne cessent d’augmenter presque tous les trimestres. Mais pour l’heure, ces producteurs doivent se contenter de la présence unique de la société BIONEX dans ce genre de secteur d’activité dans la région. La société BIONEX dont les activités sont orientées vers l’exportation de l’artémesinine pour approvisionner les grands laboratoires de fabrication des médicaments à travers le continent Européen et au-delà. On nous a même laissé entendre que la société BIONEX se targue d’approvisionner les 25% des besoins en artémesinine dans le monde. Une raison qui devrait emmener la société BIONEX à motiver ses producteurs si elle veut atteindre son objectif, par une révision constante du prix de cession aux producteurs. La société BIONEX dispose d’une usine d’extraction à Fianarantsoa. Elle opère également à Ambalavao, Akililaoka (Toliary), Arivonimamo (ferme Faharetana). Son objectif est d’atteindre les 1 000 ha de superficie au niveau de ses paysans.

Anastase
Midi Madagasikara

Publié dans Revue de presse

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