La fête des morts célébrée comme il se doit à Madagascar

Publié le par Alain GYRE

La fête des morts célébrée comme il se doit à Madagascar

ANTANANARIVO (Xinhua) - La fête des morts, le jour consacré à la commémoration des défunts qui est officiellement honorée le 2 novembre, est célébrée comme il se doit à Madagascar.

Samedi 3 novembre 2012 | 03:19 UTC

Cette année, l'autorité de transition a déclaré fériée, chômée et payée sur tout le territoire de Madagascar la journée du 2 novembre, qui tombe entre la fête du Toussaint du 1er novembre qui est généralement fériée dans le calendrier grégorien et le week-end suivant.

Les Malgaches ont ainsi quatre jours pour célébrer la fête des morts mais une journée consacrée à la visite et au nettoyage des tombes familiales, suffirait pour rendre hommage aux défunts.

Le 1er novembre, des messes ont été organisées dans les églises catholiques de chaque localité où tout croyant estimait que dès ce moment là, il faut penser à la célébration des ancêtres.

Des bouquets de fleurs à la main, chaque membre de la famille, enfants et adultes, se ruent vers les cimetières pour visiter les morts et rendre hommage à leurs proches disparus et y accorder un petit moment de recueillement pour fleurir les tombes et demander la bénédiction de leurs ancêtres.

Très attachés au respect des personnes disparues, les Malgaches croient en la bénédiction de leurs aïeux.

"Plus les tombes et caveaux funéraires sont fleuris au mois de novembre, plus les ancêtres protègent les vivants. Ceci n'écarte en rien les prières et les recueillements qui doivent se faire tout au long de l'année", a indiqué un père de famille.

La fête de Toussaint et la fête des morts sont toujours associées aux fleurs. Des bouquets, des couronnes et des pots de fleurs coupées ou artificielles sur les tombeaux en mémoire de leurs ancêtres, ne changent en rien cette volonté d'honorer comme il se doit la mémoire des défunts.

Une tige de Lys de couleur blanche ou un pot de fleur standard coûte près de 2.000 Ariary (1 dollar), un bouquet naturel coûte jusqu'à 10.000 Ariary tandis qu'une couronne peut coûter les 25. 000 Ariary si en jour ordinaire, on peut les avoir à moitié prix.

Pour des fleurs de qualité supérieure, les prix peuvent arriver jusqu'à 100.000 Ariary.

"C'est le moment où le marché est à son apogée car les gens ont l'habitude de rendre visite au tombeau familial et y apporter des fleurs. Quel que soit le budget de la famille, tout le monde achète et met de côté les autres dépenses pour se focaliser sur les fleurs. Tout le monde en profite", a annoncé un vendeur de fleur au centre ville d'Antananarivo, la capitale malgache.

D'un autre côté, ceux qui n'ont pas pu visiter les tombeaux familiaux pour honorer leurs proches défunts, faute de temps ou faute de moyens, se contentent de dire qu'"on a toujours une pensée pour eux".

Si les "grandes personnes" ont encore la pensée à la célébration de la fête des morts et la commémoration des défunts, les jeunes malgaches, eux, commencent à suivre depuis quelques années la mode des pays anglo-saxons, Halloween.

Célébrée dans la soirée du 31 octobre, de nombreux évènements relatifs à cette fête ont eu lieu dans la capitale où des activités incluant des bals masqués, de diffusion de films d' horreur ou des visites de maisons « hantées » ont fait le bonheur de tous.

Afriquinfos

Publié dans Revue de presse

Commenter cet article