La forêt: une ressource menacée

Publié le par Alain GYRE

La forêt : Une ressource menacée

     

 

Lundi, 22 Octobre 2012

Les paysages naturels à Madagascar sont menacés. La surexploitation des forêts à des fins commerciales et économiques occupe une place prépondérante. Ainsi, l’on ne sera pas étonné de constater que l’environnement ne puisse plus offrir un cadre de vie satisfaisante pour la faune et la flore. Une réalité qu’on omet de parler mais que l’on ressent progressivement avec les aléas climatiques des premiers jours d’été. Selon une étude initiée par Conservation International, 150 000 à 200 000 hectares de forêt sont détruits chaque année. Trois causes peuvent être avancées sur cette dévastation de la forêt. La coupe illicite de bois transformé en bois de chauffage, l’exportation des bois et les feux de brousse. Si l’on estime à 20% le territoire recouvert de forêts, la destruction de cette ressource naturelle expose l’île à des phénomènes climatiques et météorologiques inévitables. Une dégradation de l’environnement qui commence depuis peu à se ressentir dans la capitale.

Une chaleur suffocante accompagnée de nuages de fumées résume en une phrase l’importance des actions de l’homme sur son environnement. La plus pertinente des arguments reste les feux de brousse. D’origine criminelle d’après les explications des forces de l’ordre, ces actes s’apparentent à couvrir les fuites des voleurs de bœufs dans les différentes parties de l’île. D’origine accidentelle, les feux de brousse proviennent des gestes inconscients et des comportements d’individus. Jeter une allumette ou une cigarette, allumer un feu de camp. De Toliara à Mahajanga, dans les périphéries d’Antananarivo et dans la région Atsinanana, les feux de brousse engendrent des conséquences graves pour la santé. Maux de tête, vertige et maladies respiratoires. Néanmoins, combiné aux deux autres causes qui sont la coupe et la transformation des bois en charbon ou en bois de construction et l’exportation, l’espace de vie, propice au développement des animaux et des végétaux se raréfient. Quand on sait que 1,5 millions d’hectares de forêts font partie des aires protégées et que même dans ces sites protégés, la forêt est exploitée, l’on se demande si dans 10, 15 ou 20 ans, nos enfants pourront profiter de la richesse et de la beauté des paysages naturels de Madagascar.

La Gazette

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