La lutte contre la rage reste un mirage

Publié le par Alain GYRE

 

 

Santé : La lutte contre la rage reste un mirage

Aucun écho n’a été obtenu sur la campagne de vaccination des animaux domestiques cette année

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La sensibilisation demeure le mot d’ordre pour lutter contre la rage. La plupart des habitants attendent pourtant une vaste campagne de vaccination des animaux domestiques.

La population a attendu, en vain, une campagne de vaccination gratuite des animaux domestiques samedi, durant la célébration de la Journée mondiale contre la rage. Une source auprès du ministère de la Santé publique a confié que la tenue de cette campagne restait encore un point d’interrogation.

« Cette année, nous n’étions pas informés de la tenue d’une campagne de vaccination gratuite des animaux domestiques, notamment des chiens et des chats. Cette campagne a pourtant eu lieu à Soavimasoandro l’année dernière », a ajouté Hervé Rabeson, un responsable du Bureau municipal d’hygiène de la commune urbaine d’Antananarivo.

Pourtant, le nombre de chiens errants augmente sans cesse dans les villes entrainant, de ce fait, une hausse des cas de morsures canines qui sont les causes prédominantes de la rage à Madagascar, selon le communiqué du conseil de gouvernement tenu à Mahazoarivo la semaine dernière.

Toujours d’après Hervé Rabeson, les opérations d’abattage des chiens errants effectuées par la commune urbaine d’Antananarivo, demeure encore l’unique mesure pour circonscrire la maladie.

Vaccin coûteux

« Nous avons mené une lutte contre les chiens errants la semaine dernière dans les quartiers d’Ankatso. Cette opération, accomplie une ou deux fois par semaine, fait suite à une demande effectuée par le chef du fokontany ou les habitants », a-t-il souligné.

D’autant plus que la population se plaint de manquer d’argent pour faire vacciner son chien. « Élever un chien s’avère plus que nécessaire aujourd’hui à cause de l’insécurité ambiante. Mais bon nombre de gens n’ont plus les moyens de le faire vacciner contre la rage, car il faut débourser en moyenne

20 000 ariary dans un cabinet de vétérinaire. C’est ainsi que la prolifération des cas de rage canine constitue une menace », a averti Henri Randrianaivomanana, un habitant du quartier de Soavimasoandro.

Pour calmer l’opinion face à cette menace, le ministère de la Santé publique a annoncé durant le même conseil de gouvernement que trois centres de traitement antirabique seront créés cette année.

Vonjy Radasimalala

Lundi 30 septembre 2013

L’Express

Publié dans Revue de presse

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