La production de pommes s'améliore

Publié le par Alain GYRE

Vakinankaratra

La production de pommes s'améliore

Le Vakinankaratra compte mettre sur le marché beaucoup plus de pommes que l'année dernière

La production de pommes a chuté lors de la campagne 2012. Elle peut  enregistrer une augmentation, grâce à une collaboration avec le PSDR.

Vers une meilleure récolte. La production de pommes pourrait connaître une nette amélioration, cette année. C'est en tout cas la projection de la direction régionale du développement rural (DRDR) du Vakinankaratra. Aucune estimation n'a encore été effectuée mais l'optimisme des techniciens est surtout basé sur les efforts menés en collaboration avec le Projet de soutien au développement durable (PSDR).
« La production de pommes a fortement baissé, l'année dernière. La région a difficilement atteint 8000 tonnes, alors qu'en 2007 la production s'élevait à 35 000 tonnes. Cette année, nous nous attendons à meilleure récolte », indique Marius Lantoharinaivo, vice-président de la plateforme de la pomme.
La chute de la production en 2012 s'explique par diverses raisons. Une fois de plus, le changement climatique y a été pour beaucoup. En novembre 2011, la température dans la région a atteint les 32°, alors qu'elle ne doit pas dépasser 26° pour la culture de la pomme.
Vols
Il y a également le problème d'entretien des arbres fruitiers. Un technicien auprès du ministère de l'Agriculture rapporte que les troncs ont été envahis par des lichens, symbioses entre un champignon et une algue. Ils devaient être enlevés mais les paysans n'ont pas l'habitude de le faire. Or, le traitement n'est pas très difficile.
« Il faut juste étaler de la chaux grasse sur le tronc du pommier », conseille le technicien.
Il est également possible de supprimer ces lichens en utilisant une brosse en paille de riz ou en poils en plastique dur. Les brosses métalliques peuvent blesser l'écorce.
Des sensibilisations ont ainsi été effectuées par le PSDR et la DRDR auprès des producteurs. Ce qui explique l'estimation positive de la production.
Cependant, « bon nombre d'entre nous ont été victimes de vols. Les voleurs ont cueilli les fruits avant qu'ils soient mûrs. Or, la vente des pommes assure notre revenu pendant la période de soudure », se plaint Henri Rajerimandimby, un producteur d'Ambohibary Sambaina.
Les autres producteurs font face à un autre problème de taille.
« La route se trouve dans un piteux état dans presque toutes les zones productrices de pommes. Leur transport vers les marchés principaux s'avère très difficile », fait remarquer Marius Lantoharinaivo.

Judicaëlle Saraléa

Samedi 19 janvier 2013

L’Express

Publié dans Revue de presse

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