La propreté, ce détail qui fait la différence!

Publié le par Alain GYRE

Santé: La propreté, ce détail qui fait la différence !

 

Samedi, 12 Janvier 2013 11:35

De nos jours, même les mauvaises habitudes se sont développées avec le temps pour devenir ensuite des modes de vie.

Mais que nous soyons un peuple pauvre, faut-il vraiment accepter le fait que ces nouveaux modes de vie, souvent nés de la routine quotidienne, soient appropriés à notre mode de conception ?

Bien des fois, on observe qu’il y a un détail auquel la plupart d’entre nous Malgaches, négligeons alors qu’il fait toute la différence, la propreté.

Il est vrai que les campagnes de sensibilisation sur la lutte contre les impuretés, tant au niveau régional que national, ont servi à remettre en ordre la conscience de ceux ou celles qui avaient succombé dans la routine quotidienne en ayant négligé ce détail mais actuellement, peut-on vraiment mesurer jusqu’où il est respecté ?

A l’exemple du débordement et de la non prise en charge des bacs à ordures ici et là, de ces gens qui font leurs besoins partout, de ces nourritures vendues sans vitrines ni emballages et/ou installées directement à même le sol, des gargotes qui se multiplient à grande vitesse n’ayant aucune autorisation municipale, des canaux d’irrigation des déchets des ménages, des personnes qui pêchent des poissons n’importe où et qui les vendent ensuite sans se préoccuper de leurs inconvénients sur la santé de leurs clients ?

Nous sommes en crise, mais ce n’est pas pour autant qu’on doit flancher à un tel niveau de consience ! Ce n’est pas non plus une excuse valable pour faire ce qu’on veut sans se soucier des conséquences. Les publicités sensibilisant surtout les enfants sur l’emploi du savon et de l’eau pour se laver les mains, les actions et les efforts louables des employés municipaux sur le grand balayage des parties les plus insalubres et enclavées de la capitale en particulier et de la Grande Ile en général, les systèmes d’assainissement mis en vigueur, les campagnes de sensibilisation sur la construction de latrines pour chaque foyer, surtout dans les régions qui prêtent encore respect aux modes de pensée méprisables, les missions des agents communautaires de la santé sur la prévention des maladies issues des impuretés, et bien évidemment la mise en place de la brigade anti-rats et l’on en passe, sont tous indispensables les uns que les autres et ont tous conduit à des résultats palpables. Mais pour acquérir cette différence, il faut y ajouter la volonté de tout un chacun dans la gratification de la propreté dans tou ce que l’on entreprend et partout où l’on est.

A titre d’information, selon le secrétaire général du ministère de la Santé, Philémon Tafangy, le nombre des personnes suspectées d’avoir contracté la peste se monte chaque année entre 300 et 500. De son coté, le chef de service des maladies épidémiques et négligées au sein du ministère de la Santé, Alain Marcel Rahetilahy affirme que 30 à 40% des cas enregistrés sont confirmés. Pour l’année 2012 particulièrement, en l’espace d’un mois, du 02 octobre au 09 novembre, six personnes sont connues avoir succombé à la peste. Ce qui est très alarmante, sachant que ces personnes terrassées par la peste étaient toutes issues des zones enclavées, à l’abri de la chaleur, de l’humidité et des insalubrités, et souvent éloignées des systèmes d’assainissement pour lutter contre les rats.

Alors mettons-y du nôtre en ayant toujours à l’esprit le dicton « Sans la santé, l’homme le plus riche serait le plus pauvre ».

Niony H

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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