Le commerce de crocodile reste suspendu

Publié le par Alain GYRE

Elevage en ranch : Le commerce de crocodile reste suspendu

Les produits dérivés de la peau de crocodile sont très appréciés.

La Cites a décidé de maintenir la suspension du commerce des crocodiles du Nil par Madagascar. Les efforts menés par la Grande Île sont jugés insuffisants.

Dans l'impasse. Les acteurs de la filière crocodile devront encore patienter. La Cites a décidé de maintenir la suspension du commerce des crocodiles par Madagascar. Celle-ci concerne non seulement l'animal, mais également tous les produits dérivés. La décision a été prise en marge de la 62e session du Comité permanent, à Genève du 23 au 27 juillet. Elle a été confirmée par le directeur du cabinet du ministère de l'Environ­nement, Angelo François Randriambeloson. Le maintien de la suspension résulte des lacunes, quant à la réalisation des recommandations effectuées par la Cites. Outre la Grande Île, la réunion a vu la participation de l'Al­lemagne, des États-Unis d’Amérique, de la France (président), du Japon et de l'Union internationale pour la conservation de la nature et Secrétariat Cites.

Des corrections

«S’appuyant sur les informations écrites fournies par Madagascar indiquant les progrès accomplis à ce jour dans l’application des recommandations faites lors de la 60e session du Comité permanent, la majorité des membres du groupe de travail (Allemagne, États-Unis d’Amérique France, Japon, UICN et Secrétariat) a estimé que Madagascar n’avait pas fourni d’informations suffisantes pour justifier la levée de la suspension de commerce recommandée», relate dans son rapport le groupe de travail sur les établissements d’élevage en ranch à Madagascar.
Madagascar a par exemple respecté la recommandation numéro 1 sur l’examen, l’actualisation, l’adoption et l’application du Plan de stratégie et de gestion des crocodiles à Madagascar, et la recommandation 7 sur l’actualisation des bases de données sur la gestion des crocodiles. Par contre, la mise en œuvre des recommandations telles que l’élaboration d’un système de contrôle des ranchs, la destruction et saisie des pro­duits ne respectant pas les limites de taille fixées est jugée insuffisante. Le pays a jusqu'à la 63ème session pour apporter des corrections. En attendant, Madagascar sera prochainement amené à répondre à des questions liées à la discordance des données sur le commerce de crocodiles du Nil impliquant Madagascar, incluses dans la base de données sur le commerce Cites. La bataille reste encore rude.

Judicaëlle Saraléa

Jeudi 16 août 2012

 

Publié dans Revue de presse

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