Le projet Bird à l'heure du bilan

Publié le par Alain GYRE

Biodiversité et développement rural – Le projet Bird à l’heure du bilana

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Entamé en octobre 2009 et financé par l’Union européenne, le projet Bird (Biodiversity Integration and Rural Development) arrive à son terme cette année 2013. L’heure est au bilan qui est loin d’être décevant à entendre le Professeur Jonah Ratsimbazafy, du Gerp ( Groupes d’étude et de recherche sur les primates de Madagascar ), qui a exposé les résultats des recherches au profit du développement durable en parlant du cas de Maromizaha, du côté d’Andasibe. Et de constater que « l’on estime que les objectifs ont été atteints à 80% ». Le principal objectif du projet était de contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population en associant le développement et la recherche dans plusieurs domaines touchant la biodiversité. Parmi les activités effectuées dans le cadre du projet figure, par exemple, l’appui au secteur agricole par l’utilisation de nouvelles technologies ou encore la formation des guides des aires protégées. Le coût total du projet qui a été mis en œuvre à Madagascar et aux Comores est estimé à plus d’un million d’euros. La mise en œuvre du projet n’a pas été sans difficulté. « La crise a eu certains impacts sur les activités » d’après toujours les explications du Professeur Jonah Ratsimbazafy. Il informe également que la perspective pour la poursuite du projet est déjà en cours afin d’éviter que « Madagascar ne demeure un cimetière de projets » selon ses termes.
Focus sur 3 secteurs
Les résultats du projet, qui ont été marqués par des descentes de plusieurs chercheurs sur le terrain, ont été présentés dans le cadre d’un atelier destiné à la clôture du projet, hier, à l’Ecole supérieure des sciences agronomiques (Essa) à l’Université d’Antananarivo. Entre autres résultats, la reconnaissance du rôle que les espèces d’arbres fruitiers indigènes et naturalisés de Madagascar joue dans le développement rural, l’amélioration et la diversification de la production agricole pour avoir des aliments de qualité plus élevés pour la consommation locale et pour créer des activités génératrices de revenus pour la population locale, l’amélioration des compétences des guides d’aires protégées dans la gestion de la biodiversité, étaient attendues. Ces résultats relèvent des activités réalisées dans 3 secteurs principaux à savoir l’écotourisme et les services pour la recherche, l’agriculture durable et les énergies renouvelables. Notons que le projet Bird est accordé par le Programme Acp pour la science et la technologie et rassemble différents partenaires tels que le Dbios (Dipartimento di Scienze della vita e biologia dei sistemi) de l’Université de Turin, le Dca (Dipartimento di Colture Arboree) de Turin, le Grene (Gestion de Ressources naturelles et environnement) de l’Université de Toamasina, l’Essa, le département Agriculture de l’Université d’Antananarivo, le Gerp et la faculté des sciences et techniques de l’Université de Comores.

Sandra Rabearisoa

La Vérité

Publié dans Revue de presse

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