Les amphibiens Andasibe: un élevage en captivité en place pour les conserver

Publié le par Alain GYRE

Les amphibiens à Andasibe: Un élevage en captivité en place pour les conserver

     

 

 

Lundi, 03 Décembre 2012

«Plus de 290 espèces de grenouilles connues et au moins 150 espèces encore à décrire, se trouvent dans la Grande Ile. C’est ainsi qu’elle est connue en tant qu’un des pays les plus riches en diversité amphibienne. aussi , jusqu’à ce jour, le dangereux champignon microscopique denommé chytride (Batrachochytrium dendrobatidis) n’as pas encore été retrouvé dans les populations naturelles d’amphibiens de Madagascar.

Pourtant, la plupart des amphibiens sont devenus actuellement ménacés. d’où, la mise en place d’un dispositif de conservation à travers l’élevage en captivité. Pour ce faire, plus de 30 spécialistes internationaux et malagasy se sont rencontrés depuis le 26 novembre et jusqu’hier à Andasibe. Aussi, Durrell Wildlife Conservation Trust, Chester Zoo, l’Association Mitsinjo et l’Amphibian Specialist Group, particpent à cette rencontre afin de partager leurs expériences. En fait, les experts herpetologues ont montré aux participants comment les espèces peuvent être gardées en captivité pour des buts de conservation, en prenant l’exemple du projet d’élevage sur Mantella aurantiaca dejà mis en place à Andasibe. suite au succès de cette méthode, dans le future, on programme d’intensifier l’application des methodes d’élevage des amphibiens malagasy, soit à Madagascar, soit à l’extérieur pour avoir un dispositif de sauvetage si jamais, on constate un déclin massif d’une espèce, non seulement dû à l’éventuelle entrée de la maladie chytride mais aussi aux menaces par la destruction des habitats comme la déforestation et les feux de brousse. Il est important de préciser que l’'élevage en captivité est employé avec succès pour de nombreuses espèces animales depuis fort longtemps, le plus vieil exemple d'élevage conservatoire étant attribué aux ménageries européennes et asiatiques.

Selon Falitiana Rabemananjara, coordinateur national de la Cellule d’Urgence pour la prévention de la maladie Chytride à Madagascar, “les grenouilles malgaches n’ont pas encore subi d’extinctions de masse, comme il s’est déjà passé dans divers pays au monde, tels que l’Amerique du Sud, l’Australie et l’Europe. Quand même, les experts ont lancé l’alarme dans le monde scientifique, car tôt ou tard, ce champignon pourrait envahir Madagascar et probablement causer des dégâts au niveau des populations de grenouilles ». En dépit de la présence de la strategie nationale, comme le cas du Plan National Sahonagasy pour la conservation des amphibiens, lancé en 2008, a reitéré la reussite de l’élevage en captivité les amphibiens, sont parmi les solutions possibles pour assurer une survie des espèces menacées quand le chytidre sera trouvé à Madagascar. Ceci a été confirmé par l’association lcoale Mitsinjo qui conserve également l’environnement et ses espèces.

Il est à noter que la cellule d’urgence spéciale anti-chytride interministerielle est déjà en fonction et coordonne les activités de conservation en collaboration avec l’Amphibian Specialist Group de l’Uicn et on a récemment créé la Societé pour la Conservation des Amphibiens Malagasy (Scam-Sahonagasy) basée à Madagascar.

R.V.

La Gazette

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