Les deux frères et la soeur.

Publié le par Alain GYRE

173 Les deux frères et la soeur.

 

Ceci est un vieux conte.

 

Il y avait deux frères, l'aîné était malheureux; le cadet, riche; et la sœur, la plus jeune des trois, riche aussi.

 

Les deux frères allèrent chez leur sœur.

 

Lorsque l'aîné entra, on ne lui dit pas « Mandrosoà (1). »

 

On le dit, au contraire, au cadet, pour lequel on avait préparé une natte.

 

On tua une volaille.

 

 

Les deux frères et la soeur.

Le croupion(2) fut pour le cadet qui en donna la moitié à l'aîné.

Ce dernier retourna chez lui et suspendit sa part de volaille au-dessus de la porte de façon à ce qu'elle fût vue de tout le monde, cela voulait dire :

Bœuf maigre n'est pas aimé de ses compagnons.

(1) Invitation à pénétrer dans une maison. Le visiteur s'annonce en criant : Flaody, Haody ; et on lui répond Mandrosoa, entrez.

(2) On offre généralement le croupion des volailles au père, à la mère ainsi qu'aux invités de distinction.

Contes populaires malgaches

Recueillis, traduits et annotés par

Gabriel FERRAND

Editeur : E. Leroux (Paris) 1893

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