Lingot blanc: 80% de la production pour l'exportation

Publié le par Alain GYRE

Lingot blanc : 80% de la production pour l’exportation

     

 

Mercredi, 19 Septembre 2012

Il n’y a pas que les paysans qui se lancent dans la culture de haricot. Les fonctionnaires et bien d’autres particuliers s’y mettent aussi.

Miandrivazo est réputé pour la production de haricot. Ce district exportait auparavant plus de 6 000 tonnes de haricot blanc. La France est le principal pays preneur. Mais sa production a connu une fluctuation depuis ces dernières années en raison de la faible pluviométrie, un facteur exogène à toute exploitation agricole. En fait, les paysans cultivent du haricot sur des terrains alluvionnaires en attendant la période de décrue, et ce, sans utiliser d’engrais. Cette fois-ci, « nous prévoyons d’exporter plus de 80% de notre production qui est estimée à peu près à 2 500 tonnes avec une qualité meilleure », a annoncé Rabarijaona, le président de la Plate-forme « Haricot » (PFH), lors d’une conférence de presse hier.

Conventions commerciales. A cet effet, un festival portant l’enseigne de « Laingon’i Betsiriry » sera organisé du 4 au 6 octobre prochain dans le chef-lieu du district de Miandrivazo. L’objectif consiste à redorer le blason de cette région en matière de plantation jusqu’à la commercialisation tant sur le plan national qu’international de ce lingot blanc. Tous les acteurs travaillant dans la filière, allant des producteurs, en passant par les collecteurs, les opérateurs fournisseurs d’équipements et matériels ainsi que des intrants agricoles, jusqu’aux exportateurs participeront à cet événement qui est à sa première édition. Les institutions financières, les organismes d’appui et les instituts de recherche y seront également présents, sans oublier les producteurs et les semenciers qui apporteront leurs échantillons de production afin de prospecter de nouveaux marchés. « Nous visons de développer des échanges commerciaux avec les différents acteurs tout en contractualisant entre autres, 15 conventions commerciales formelles », a expliqué le président de la PFH.

Peur des « Dahalo ». Notons que cette Plate-forme « Haricot » a vu le jour en 2009 dans le but de professionnaliser la filière et d’éliminer les spéculateurs. Elle encourage les paysans à utiliser les semences certifiées et à pratiquer les techniques améliorées pour obtenir un rendement plus élevé atteignant plus de 1 tonne et 200 kg par ha. « Le haricot de Miandrivazo se démarque par sa qualité bio pour faire face à la concurrence de la production de la Chine et celle de l’Argentine. Nous sensibilisons également les producteurs à employer la bâche pour le séchage afin de garder la couleur pure du lingot blanc », a fait savoir Rabarijaona. Par ailleurs, les responsables de la PFH ont évoqué que la recrudescence de l’insécurité dans la partie sud de l’île provoque d’énormes dégâts sur la culture de haricot. En effet, « les paysans n’osent plus travailler à 3 heures du matin et ils cueillent le lingot blanc encore immature par peur des Dahalo. Et il n’y a pas que les paysans qui se lancent dans cette activité. Les fonctionnaires et bon nombre de particuliers s’y mettent aussi », a-t-il conclu.

Navalona R.

Midi Madagasikara

Publié dans Revue de presse

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prod.locaux 17/08/2015 18:31

Cherchon Fournisseurs ou Collecteurs de Grains sec comme l'haricot blanc, pois de cap, arachide rosé.

mail: niavomada.info@gmail.com

Retsara albert 27/07/2015 21:08

je suis cultuvateur d'haricot en tonne !!si vous avez de marche pour ça n'hesiter mas insister dans m boite mail albert.apsesame2013@ gmail.com