Livre – Efforts salutaires en faveur de la lecture

Publié le par Alain GYRE

Livre – Efforts salutaires en faveur de la lecture

 

24.04.2014

 

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Instauré en 1995 par l’UNESCO, la journée mondiale du livre est un événement littéraire marquant à  Madagascar. Durant la cérémonie d’inauguration, de nombreuses personnalités célèbres issues du milieu de la lecture étaient présentes pour un débat sur la politique du livre à Madagascar.

 Hanta Ramakavelo, poétesse et présidente de SYNAEL (Synergie des Auteurs, Éditeurs et Libraire)  nous livre son opinion sur la place de la littérature dans la société malgache : « Nous avons de nombreux auteurs malgaches très talentueux, dont le potentiel n’est pas du tout exploité. Certains talents ne sont pas diffusés. Cela s’explique par les difficultés du marché, qui se traduisent par un très faible pouvoir d’achat. Par conséquent, les productions de livres sont difficiles ».

 La présidente de SYNAEL évoque le prix des livres qui ne semble pas être en concordance avec les conditions de vie générale du pays : «  Il est essentiel de réadapter les taxes de productions de matières premières, afin de baisser les coûts de publication, et par conséquent baisser les prix de vente ».

 Opportunité

 Cette journée mondiale du livre constitue une réelle opportunité pour les responsables littéraires comme Hanta Ramakavelo de promouvoir la lecture à la portée de tous, et de permettre à la population malgache de se «  nourrir intellectuellement », sans dépenser des sommes démesurée pour lire. « Il est essentiel que l’on arrive à penser un jour que le livre est un objet du quotidien. Lire un livre, c’est comme lire son journal ou manger. » Ainsi, l’un des sujets phares de cette journée du livre réside dans la capacité de rendre le marché littéraire accessible à l’ensemble du peuple.

 Les manuels scolaires et livres éducatifs sont les plus demandés sur le marché. Actuellement, de nombreux établissements scolaires d’Antananarivo, victimes de la crise économique, voient leurs bibliothèques insuffisamment fournies par rapport au nombre d’élèves. Cependant, le milieu scolaire n’est pas la seule priorité à retenir lors de cette journée. Parallèlement, la mentalité a progressé selon Michèle Rakotoson, illustre écrivaine et dramaturge, qui insiste sur les actions élaborées pour promouvoir ce qu’on peut appeler les livres malgaches : « Il y a eu des progrès, très honnêtement. Nous avons une fédération d’écrivains malgaches qui rassemble tout le monde. Également beaucoup d’associations d’auteurs, comportant 200 à 300 membres ».

 Vulgariser la lecture, ainsi que favoriser les auteurs malgaches sont deux points essentiels, symbolisés par le dicton choisi par l’UNESCO pour cet évènement : « Affichez votre livre dans le métro, dans le bus, dans la rue ».

 

Ando Rakotonirina

L’Express

Publié dans Revue de presse

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