Lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants : Le BIT se met en action

Publié le par Alain GYRE

Lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants : Le BIT se met en action           

Mardi, 04 Mars 2014

Selon un communiqué du  BIT, il apparaît que la Convention 182 de l’OIT sur la lutte contre le Pires Formes de Travail des Enfants a été élaborée et adoptée à l’unanimité par les Etats membres de l’Organisation internationale du Travail (OIT) le 17 juin 1999 à Genève. Madagascar a ratifié cette convention en 2001 et depuis, le Bureau international du Travail (BIT) a participé de façon continue et efficace à lutter contre l’Exploitation Sexuelle des Enfants à des fins commerciales (ESEC) dont des milliers d’enfants sont victimes à Madagascar.

 

En effet, l’ESEC est une des pires formes de travail des enfants et il s’agit plus particulièrement de l'utilisation, du recrutement ou de  l'offre d'un enfant à des fins de prostitution, de production de matériel pornographique ou de spectacles pornographiques et des travaux qui, par leur nature ou les conditions dans lesquelles ils s'exercent, sont susceptibles de nuire à la santé, à la sécurité ou à la moralité de l'enfant.

 

Le BIT à Madagascar n’a cessé de déployer des efforts considérables pour lutter contre ce fléau à travers : la sensibilisation et la mobilisation des autorités nationales, régionales, locales ainsi que la conscientisation de tous les acteurs-clé ayant des rôles dans ce domaine, le renforcement des capacités institutionnelles , les actions directes menées pour retirer et accompagner les enfants victimes par la promotion de l’éducation et de la formation professionnelle, la mise en place d’un système de suivi du travail des enfants.

 

Dans ses actions d’appui à la mise en œuvre du Plan d’Action National de lutte contre le travail des enfants (PNA) à Madagascar piloté par le Comité National de Lutte contre le Travail des Enfants (CNLTE), le BIT a entrepris des actions nombreuses de prévention, de retrait et d’accompagnement des enfants victimes de l’ESEC dans plusieurs régions de Madagascar, avec des accents particuliers pour Antsiranana et Toliara, et aujourd’hui plus de 1000 enfants victimes ont été retirés et accompagnés dans l’éducation et dans la formation professionnelle.

 

Le Code de conduite pour la lutte contre l’ESEC, promu par le Ministère de Tourisme avec l’appui du BIT et de l’UNICEF, a été adopté par les professionnels du tourisme et de l’hôtellerie à Nosy-Be et à Tuléar ; en effet, 120 opérateurs du secteur touristique ont adhéré à ce code de conduite à Nosy-Be et 35 à Toliara.

 

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants qui est célébrée ce 4 mars 2014, le BIT incite le gouvernement, toute la population et l’ensemble des acteurs concernés à réfléchir profondément sur cette problématique et à développer des actions efficaces pour éradiquer ce fléau qui mine la société malgache. La lutte ne se limite pas à cette journée, elle devrait être réelle et devenir une lutte au quotidien.

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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