Lutte contre la varroase : Découverte d'un insecticide biologique

Publié le par Alain GYRE

Lutte contre la varroase : Découverte d'un insecticide biologique

25.000 ruches sont actuellement en danger à cause de la varroase. Un insecticide biologique fait à Madagascar pour lutter contre cette maladie est actuellement en phase finale de recherches.

Une solution locale. Des travaux de re­cherches ont abouti à la découverte d'insecticide biologique « vita mala­gasy». Ce remède devrait per­mettre de contribuer à maîtriser la maladie des abeilles dite
« varroase». Des expériences ont déjà été effectuées, et les résultats s'avèrent être concluants. Le ministère de l'Élevage rapporte que la validation de l'insecticide devrait être effectuée prochainement. Sa vulgarisation ne devrait plus tarder.
« La découverte de cet insecticide résulte d'une collaboration entre le ministère de l'Élevage, la faculté des Sciences et un groupement d'apiculteurs. L'insecticide devrait maintenant être soumis au ministère pour validation », rapporte le docteur Marcellin Biarmann, directeur des services vétérinaires. Il a également indiqué
« nous avons déjà testé l'efficacité des insecticides importées. Nous ne pouvions pas agir à la hâte pour éviter les problèmes. Comme Mada­gascar se prépare déjà à l'exportation, en masse, de miel, il est important que les insecticides utilisés respectent les normes européennes ».
Ihanta Randriamandrato, la ministre de l'Élevage a, pour sa part, souligné que « le traitement devrait être continu. L'objectif est de maîtriser la varroase, mais nous ne pouvons pas prétendre à l'extermination ».
Défi
En 2009, 120.000 ménages ont pratiqué l'apiculture dans tout Madagascar. La production a été estimée à 3000 tonnes par an, engendrant ainsi près de 16 milliards d'ariary de recettes. À cause de la varroase, ces chiffres ont fortement baissé. Des régions telles qu'Analamanga, Alaotra Mangoro et Atsinanana sont fortement affectées. Actuellement, environ 102 833 ruches dont
25 000 menacées sont recensées à travers le pays. Le ministère rapporte qu'il faut en tout 215 millions d'ariary pour remettre sur pied la filière miel.
« Nous travaillons actuellement sur la multiplication de la production de miel. L'Union Européenne cherche près de 50.000 tonnes de miel par an, et je pense que nous pouvons produire cette quantité », indique Ihanta Randriamandrato.

Judicaëlle Saraléa

Lundi 11 fevrier 2013

L’Express

Publié dans Revue de presse

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