Lutte contre le Sida : Visite du Directeur exécutif de l’ONU/Sida

Publié le par Alain GYRE

Lutte contre le Sida : Visite du Directeur exécutif de l’ONU/Sida       

Mardi, 15 Avril 2014

Le directeur exécutif du programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (ONU/Sida) et non moins secrétaire général adjoint des Nations unies, Michel Sidibé effectuera une visite à Madagascar du 15 au 17 avril  2014.

 

 

 

Engagé à transformer l'ONU/Sida en une organisation axée sur les résultats, il a une vision : zéro nouvelle infection au VIH, zéro discrimination et zéro décès dû au sida. C’est d’ailleurs l'objectif final de l'ONU/Sida, et il entend ainsi aider les pays à atteindre les nouveaux objectifs ambitieux définis dans la déclaration politique des Nations unies sur le VIH/Sida de 2011. Rencontrer chaque président des Républiques, entre autres, les autorités gouvernementales, les partenaires au développement et la société civile, figure sur son agenda très chargé. C’est une visite qui vise le renforcement de la collaboration de la République de Madagascar avec l’ONU/Sida, afin d’intensifier les efforts pour éliminer l’infection à VIH, les IST et le sida. Cette visite de haut niveau arrive au moment où Madagascar entre dans une nouvelle ère de reconstruction après les élections présidentielle et législatives.

 

En ce qui concerne Madagascar en terme de lutte contre le Sida, la prévalence du VIH dans la population adulte est passée de 0,02% en 1989 à 0,13% en 2007 et à 0,4% en 2012. En 2011, Madagascar a souscrit à la déclaration politique pour l’atteinte des objectifs zéro, un résultat pas satisfaisant. En 2012, on estime à 42.370 le nombre de personnes vivant avec le VIH dont 21.260 ont besoin d’ARV. Quoique pas moins de 35.000 personnes vivant avec le VIH ne connaissent pas leur statut sérologique. Ainsi, à mi-parcours de la mise en œuvre de cette déclaration dont l’objectif principal pour 2015 vise à « parvenir à un accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l'appui en matière de VIH », Madagascar a relevé des lacunes sur certains aspects de la réponse nationale.

 

La stigmatisation et l’exclusion des personnes vivant avec le VIH/Sida, de même que leur accès aux soins posent des problèmes de prise en charge dans toutes ses dimensions. Pour rappel, ce sont les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes qui ont le taux le plus élevé puisqu’il est de 14,7% contre 7,1% chez les consommateurs de drogue injectable et 1,3% chez les travailleurs de sexe.

 

NIR

 

La Gazette

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