Lutte contre le varroa – Acquisition d’un financement de 94 000 euros

Publié le par Alain GYRE

Lutte contre le varroa – Acquisition d’un financement de 94 000 euros

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Pour remédier aux menaces des varroas sur le secteur de l’apiculture dans plusieurs régions de l’île, le gouvernement malgache vient négocier un financement auprès de l’International Center of Insect Physiology and Ecology (ICIPE), lors de la 9ème Conférence des ministres africains en charge de l’élevage tenu à Abidjan en avril 2013. Cette requête a abouti à la signature d’un protocole d’Accord entre l’ICIPE et le ministère de l’Elevage dans le cadre de la mise en place du projet,  « Laboratoire Africain de référence pour la gestion des maladies et des ravageurs des abeilles pollinisatrices en vue de la Sécurité Alimentaire ». Pour cette première phase d’une durée d’exécution de 36 mois, le financement s’élève à 94.000 euros. Ce projet consiste à appuyer les laboratoires malgaches pour servir de référence (avec Stations satellites) dans la mise en application du système de contrôle pour la surveillance des maladies et des ravageurs des abeilles. L’objectif étant d’améliorer, d’une part, les produits de la ruche et leur accès aux marchés, et d’autre part, la pollinisation des plantes par la maîtrise de la santé des abeilles en réduisant  l’incidence des ravageurs et des maladies des abeilles.

Depuis 2011, la filière apicole dans le pays a été durement touchée par la propagation du varroa  dans plusieurs localités. La Fédération Nationale des Apiculteurs Malgaches (FENAM) a recensé quatre principales zones de production dont les hauts plateaux incluant Manjakandriana et la Région Analamanga ; l’axe sud (Ambositra et Fianarantsoa) ; la côte est (Maroantsetra à Fort- Dauphin) et le nord- ouest (Befandriana nord, Antsohihy, Majunga, Morondava). Le bilan dans le  district de Manjakandriana, la principale zone apicole de la Région Analamanga  a été le plus désastreux. En 2011, 140 ruches ont été détruites chez les apiculteurs de Manjakandriana causant une perte de plus de 22 millions d’Ariary en l’espace de deux semaines seulement. Une enquête menée par les techniciens du ministère de l’Elevage révèle davantage que l’importation des matériaux apicoles déjà utilisés est la cause probable d’introduction du varroa dans le pays. La première suspicion de cette maladie remonte à 2009 dans un rucher du district d’Antananarivo Avaradrano.  Pou rappel, la Grande île produit près de 3.000 à 4.000 tonnes de miel par an dont 50% provient de la région nord ouest, 30% de l’axe sud et 20% par les hauts plateaux et la côte est.

 

Recueillis par Riana

Madagascar Matin

Publié dans Revue de presse

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