Lutte contre le VIH-SIDA: Zéro nouvelle contamination d’ici 2017

Publié le par Alain GYRE

Lutte contre le VIH-SIDA: Zéro nouvelle contamination d’ici 2017       

Vendredi, 18 Avril 2014

La visite du Directeur Exécutif de l’ONU-SIDA en la personne de Michel Sidibé a permis de recentrer la lutte contre ce fléau mondial dans la grande île.

 

Le taux de prévalence à Madagascar est de 0,4%, il ne s’agit pas s’endormir sur ses lauriers mais plutôt d’atteindre l’objectif «  zéro ». C’est-à-dire zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au Sida.

 

Dans les pays comme Madagascar où on observe un faible taux de prévalence, la population locale a tendance à minimiser la maladie. Pourtant il ne faut pas se complaire à dire que le taux de prévalence est très faible mais prendre en considération la réalité car s’il y a dix ans on n’a noté que 30 cas de SIDA dans la grande île actuellement on compte jusqu’à 50 000 cas actuellement.

 

Madagascar doit donc mettre en œuvre des dispositifs pour l’intégration du VIH dans les plans du développement des 22 régions. Ce plan d’action doit viser la réduction d’au moins 50% de l’infection de les groupes de personnes les plus exposées à savoir les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes où le taux de prévalence est à 14,7%, les consommateurs des drogues injectables avec un taux de prévalence à 7,1% et enfin chez les marchands de sexes. On soulève dans ce groupe plus de 90% de nouvelles infections. Réduire à 5% la proportion des nourrissons nés des mères vivant avec la VIH d’ici 2017.

 

Parmi le défi majeur de l’île dans la lutte contre la VIH SIDA on peut souligner une plus grande autonomie du pays en matière de financement. En effet, Madagascar dépend trop de la communauté internationale le défi serait de mettre en place un partenariat public privé. Outre l’autonomie dans le financement on parle aussi de la dépendance vis-à-vis des médicaments 90% des médicaments pour le traitement du VIH utilisés en Afrique proviennent de l’extérieur.

 

Le cas de Madagascar est très critique actuellement, à peine sortie de la crise 71,5% des malgaches vivent en-dessous du seuil de la pauvreté et plus de 300.000 emplois perdus durant les quatre ans, sans parler que 52% des jeunes ont un avenir incertain. La population malgache est vulnérable et on constate dans le monde que dans ce genre de circonstance une augmentation de personnes atteintes par le Sida est observée. Le défi est actuellement d’inverser la tendance et profiter de ce nouveau départ pour le pays pour mettre en place un plan d’action de lutte contre le VIH.

 

Y.L

La Gazette

 

Publié dans Revue de presse

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