Machines à écrire : Encore un bel avenir

Publié le par Alain GYRE

Machines à écrire : Encore un bel avenir   

Lundi, 10 Février 2014 09:37

 

En ce 20ème siècle, malgré le développement de la technologie, beaucoup de bureaux administratifs malgaches utilisent encore des machines à écrire pour le traitement des textes.

 

Ministères, commissariats de police, communes et bureaux de fokontany en font l’usage couramment. Cette pratique occasionne la lenteur des démarches administratives, souvent, source de mécontentement et de désagrément. Les usagers se plaignent de la lenteur des démarches administratives à cause des nombreux va-et-vient pour se procurer des actes administratifs constituant un quelconque dossier. L’utilisation d’ordinateurs est sans doute la meilleure solution, ne serait-ce que pour accélérer les processus. Mais bien que les prix des ordinateurs soient plus ou moins abordables, la cause principale d’en posséder est plutôt d’ordre économique.

 

Si les machines à écrire sont les plus utilisées à Madagascar, cela ne veut pas dire que les bureaux malgaches n’emploient pas d’ordinateurs. Seulement, c’est le chef qui en a dans son bureau. Pourtant cet outil est incontournable dans le domaine de l’administration. Quelquefois, ce sont les employés de ces bureaux eux-mêmes qui sont réticents à l’utilisation d’ordinateur. La plupart d’entre eux ont atteint un certain âge et, l’utilisation d’une autre machine impliquerait pour eux une formation complémentaire qui risquerait de porter préjudice à leurs avantages, tellement ils sont habitués à leur fameuse machine à écrire. Quelque part, il faut noter, en effet, que cette lenteur favorise la corruption car les usagers sont souvent pressés d’avoir leur document en main et les employés de bureaux ne demandent qu’à être motivés. Utiliser les machines à écrire ne leur dérange pas du tout bien qu’ils soient obligés de travailler deux fois plus en tapant presque les mêmes textes à chaque fois. Et les machines à écrire continuent à trôner aux secrétariats de la mairie et de l'état civil.

 

La machine à écrire a été commercialisée pour la première fois en 1873. Avec la fermeture de la dernière usine de fabrication au monde, l’on assiste à une remontée de la valeur des équipements dédiés pour ces machines. Les utilisateurs devront bien se résoudre à passer à l’ordinateur, car les pénuries d’accessoires – notamment les rubans encreurs – et de pièces de rechange surviendront, un jour ou l’autre. Chez les zones reculées, les employés de bureaux n’hésitent pas à retourner à plusieurs reprises les rubans encreurs jusqu’à ce qu’ils sont vraiment inutilisables.

 

A l’échelle mondiale, l’ordinateur a déjà pris le relais auprès de la majeure partie des utilisateurs, publics ou particuliers. Mais pour ce qui est de Madagascar, la machine à écrire a encore de beaux jours devant elle, du moins si l’on ne tient compte que du problème d’électrification dans le pays.

 

NIR

 

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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