« Madagascar, dahalo » par Bilal Tarabey

Publié le par Alain GYRE

 

« Madagascar, dahalo » par Bilal Tarabey

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Photo de g à d : Michaël Landriu, 1er responsable de No Comment Editions et Bilal Tarabey, auteur du livre « Madagascar, dahalo »

 

 

Edité par No Comment Editions, le livre de Bilal Tarabey, intitulé « Madagascar, dahalo » raconte le voyage de l’auteur dans le Grand Sud de Madagascar. Son objectif : comprendre le phénomène de banditisme rural dit dahalo qui défraie la chronique ces dernières années dans la Grande Île. L’ouvrage ne comporte pratiquement pas d’analyse et contient beaucoup de conversation. L’auteur a également tendance à mettre beaucoup de détails donnant un aspect « roman » à son travail. Il n’empêche que « Madagascar, dahalo » vaut vraiment la peine d’être lu et peut être utilisé comme un instrument de travail pour comprendre ce phénomène de dahalo dans le Sud de Madagascar. Le livre donne également une idée sur Remenabila, un personnage peut être mythique désigné comme étant le grand chef des dahalo soit, l’ennemi public numéro un à l’époque (2012).

 

Subdivisé en quatre parties séparées par des interludes, Bilal Tarabey rapporte essentiellement des témoignages des personnes qui se disent être victimes des dahalo ou de la force mixte qui était venue sur place pour remettre l’ordre. Si les trente premières pages de la première partie (Ndlr : la partie la plus longue du livre avec 84p. sur les 221p.) donne l’impression de lire un récit de voyage, le livre devient surtout très intéressant à partir de la deuxième partie où l’auteur rapporte une autre réalité que ce qui a été rapportée par la presse. Tel est par exemple le cas avec le témoignage d’un lieutenant colonel qui a participé à l’opération de la force mixte et a été  emprisonné pour extorsion de fonds. Les témoignages croustillants continuent dans la troisième partie. Il a toutefois été décevant de lire que l’auteur a finalement décidé de ne pas aller jusqu’au bout et de ne pas discuter avec le  beau-père du fameux Remenabila. Dans la quatrième partie, l’auteur rapporte son interview du colonel Lylyson qui a été à la tête de l’opération dans le Grand Sud. Ce dernier rapporte une version très contradictoire de ce que les témoins locaux ont rapporté sur le terrain. L’auteur termine son livre par sa rencontre avec un diplomate qui indique que ce qui s’est passé dans le Sud en valait la peine pour bénéficier de l’intérêt de la communauté internationale.

 

JS

Publié dans Les beaux livres

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