Madagascar et sa population : Particulièrement vulnérables aux aléas

Publié le par Alain GYRE

Madagascar et sa population : Particulièrement vulnérables aux aléas   

Mardi, 04 Mars 2014

 

Madagascar est sujet à de nombreux aléas en raison de sa situation géographique dans l’Océan indien et des retombées du changement climatiques. La Grande ile est ainsi, le premier pays le plus exposé au cyclone en Afrique et le 1/4 de sa population vit dans des zones à risque.

 

Cette situation de vulnérabilité est accentuée par :  un taux de pauvreté élevé (76,5% en 2010), une grande vulnérabilité sociale de la population, des problèmes d’accès à certaines zones en raison du manque d’infrastructures, une insuffisance d’approvisionnement à l’eau potable,  une faible fréquentation scolaire , une culture du fatalisme qui associe inconsciemment «aléa» avec « catastrophe » de sorte que les actions menées sont quasi exclusivement orientées vers les urgences et les réponses liées aux catastrophes apportées par les acteurs étatiques et leurs partenaires humanitaires.

 

Ces causes sous-jacentes freinent le développement du pays. Elles amplifient également la détresse des communautés locales et réduisent leur capacité à se développer de sorte que cyclone, inondation, sécheresse, épidémie, incendie ou aux invasions acridiennes se muent souvent en catastrophes vu la faible résilience de la population.

 

D’aucuns n’objectent que le pays a pu bénéficier depuis 2009, de l’appui financier du programme dipeCHO du service d’aide humanitaire de la Commission européenne (eCHO) à travers Cinq ONGs œuvrant dans le domaine de la réduction des risques de catastrophes, CARe Madagascar, Médecins du Monde, Medair, sAF FJKM et iCCO et une agence des Nations unies, la FAO. durant les deux premiers cycles (de 2009 à 2010 pour le premier cycle et, de 2010 à 2012, pour le second) de ce programme, ces organisations ont menées des expérimentations en RRC dans : la région de sAVA (Andapa, sambava, Antalaha) pour CARe, MdM et la FAO ; la région d’Analanjorofo (Maroantsetra, Fénérive est, Soanieranivongo, sainte Marie) pour CARe, MedAiR et la FAO ; la région de Vatovavy Fitovinany (Nosy Varika, Mananjary, Manankara) : pour la FAO ainsi que pour le partenariat iCCO/sAF FJKM ; la région d’Atsimo Atsinanana (Farafangana, Vangaindrano) pour

 

CARe et iCCO/sAF FJKM. Soulignons toutefois que l’ONG Médecins du Monde est intervenue à Maroantsetra lors du premier cycle de dipeCHO 1. Pour le second, elle a opté pour des fokontany de Sambava. Les activités menées durant la première phase du programme ont donc été répliquées et adaptées en fonction des leçons tirées à Sambava lors de la deuxième phase.

 

Il est ainsi apparu que sur le terrain, les techniciens des projets expérimentaient des situations qui les incitaient à se consulter mutuellement et à partager leurs expériences notamment pour trouver des solutions communes aux facteurs de blocage. Ce document est le fruit de leurs discussions et porte sur « la structuration, le renforcement et la pérennisation des comités GRCs ». Il a pour but :  d'identifier les acquis en termes d’approches, de démarches, et d’outils méthodologiques ; d’analyser les différents facteurs favorisant et/ou limitant qui ont amenés soit à la réussite, soit à l’échec des activités mises en œuvre ; de valoriser/ capitaliser les expériences pour les faire connaitre à des fins de plaidoyer en faveur d’une meilleure prise en compte de la démarche RRC à Madagascar. En effet, celle-ci constitue clairement un élément de solution pour une population malagasy en quête de développement.

 

Source : ICPM

   

Publié dans Revue de presse

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