Madagascar « irremplaçable »

Publié le par Alain GYRE

Madagascar « irremplaçable »

(22-08-2014)

Des scientifiques ont identifié les 78 zones jugées « irremplaçables » pour empêcher l’extinction d’espèces d’amphibiens, d’oiseaux et de mammifères aujourd’hui menacés. La Grand Île occupe une place de choix dans le palmarès avec trois sites à l’honneur.

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© no comment ®

Quel lien peut unir les Galapagos, la Guadeloupe ou le Tsingy de Bemaraha ? Ne cherchez plus, la réponse est dans une étude publiée en novembre dans la revue Science du 15 novembre : tous ces sites ou zones sont irremplaçables ! Plus précisément, ils abritent une part très importante de la flore et de la faune figurant sur la liste rouge des 21 500 espèces menacées d’extinction de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). Sans eux, un grand nombre de mammifères, d’oiseaux et d’amphibiens seraient tout bonnement éteints ou voués à disparaître à très brève échéance.

Afin d’établir cette liste, les chercheurs de plusieurs organisations scientifiques ont examiné 173 000 zones protégées à travers le monde pour en retenir finalement 78 considérées comme complètement « irremplaçables ».

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La grande majorité de ces sites est située dans les régions tropicales avec trois zones phares : l’Amérique centrale et le nord de l’Amérique du Sud, le sud de l’Asie, l’Afrique centrale et Madagascar. La Grande Île recèle à elle seule trois sites classés respectivement 42e, 43e et 44e dans la liste ; il s’agit du massif de l’Isalo, de la forêt pluvieuse d’Atsinanana et du Tsingy de Bemaraha. Certains sites sont déjà considérés comme patrimoine mondial par l’UNESCO, c’est le cas des trois sites malgaches, mais une bonne moitié de la liste échappe encore à ce statut. À commencer par le parc naturel de la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie, qui arrive pourtant en première place pour les espèces menacées ! « Une telle reconnaissance permettrait de protéger efficacement l’unique biodiversité de ces zones, grâce à la gestion rigoureuse des sites du patrimoine mondial. Les zones protégées ne peuvent réussir à sauvegarder leur biodiversité que si elles sont gérées efficacement. Ce qu’on propose pour celles qui ne le sont pas encore, c’est que les gouvernements les portent candidates au patrimoine mondial », commentent les auteurs de l’étude. Raison de plus, en attendant, de venir visiter et savourer ces trois sites malgaches. Une expérience irremplaçable !

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Le Tsingy de Bemaraha, une réserve naturelle près de la côte Ouest, a reçu le statut de patrimoine de l’humanité en 1990 pour ses formations rocheuses, sa forêt de mangroves et ses populations uniques d’oiseaux et de lémuriens.

 

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2007, la forêt pluvieuse d’Atsinanana regroupe 13 zones protégées dans six parcs nationaux à l’est de Madagascar. Elle est nécessaire pour protéger la biodiversité unique de l’île, reflet de son histoire géologique.

 

Le parc national de l’Isalo, désigné ainsi en 1962, regroupe 340 espèces animales dont plusieurs espèces différentes de lémuriens.

 

Alain Eid

 

 

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Publié dans Revue de presse

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