Maintenance au propre des canaux d’évacuation: Une mission presque impossible à Antananarivo

Publié le par Alain GYRE

Maintenance au propre des canaux d’évacuation: Une mission presque impossible à Antananarivo       

Mardi, 29 Avril 2014

Les canaux d’évacuation d’eaux usées de la capitale sont perpétuellement bouchés, causant divers problèmes d’ordre social tel que l’inondation dans les bas quartiers ou la propagation de maladies infectieuses en tout genre.

 

L’Union européenne a financé à hauteur de 3,341 milliards d’ariary un projet d’actions d’urgence de maintenance des infrastructures du système de drainage et de curage des canaux de la ville d’Antananarivo. Alors que ce projet n’est même pas encore mené à son terme, on assiste d’ores et déjà au non-respect des canaux nouvellement curés.

 

En vérité, bien plus qu’un système d’évacuation d’eaux usées, les canaux d’Antananarivo font également office de dépotoirs d’ordures et de toilettes publiques. A ce rythme, les curages des différents canaux de la ville peuvent être classés comme mission impossible vu l’irresponsabilité de la population. Le canal d’Andriantany qui traverse Ampefiloha et qui longe le tristement célèbre « La Réunion Kely » en est l’exemple vivant. Alors que le nettoyage en vue d’enlever les bouteilles en plastique est en cours, de nouvelles vagues de ces mêmes bouteilles envahissent déjà l’endroit. Les squatteurs qui y ont élu domicile sont les premiers à être pointés du doigt. Une accusation plausible quand on observe de près le mode de vie de ces gens. Ils vivent aux abords de ce canal qui leur sert également de WC et de dépotoirs d’ordures. On ne peut que craindre une épidémie. Il en va de même pour le canal qui longe l’avenue des 67 ha et qui fait également office de toilettes pour les vendeurs de rues qui squattent cet endroit. Dans tous les cas, force est de constater que les efforts fournis pour maintenir notre ville au propre semblent vains car la population ne respecte pas la propreté.

 

Y.L

La Gazette

Publié dans Revue de presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article