MAJUNGA

Publié le par Alain GYRE

MAJUNGA       

Lundi, 24 Mars 2014

MAJUNGA mariée à son légendaire baobab du bord de mer où se lient d’amitié la couleur et la lumière en nous donnant cette impression de langueur où amour et liberté sont en perpétuelle cohabitation.

 

C’est la ville des fleurs aux milles parfums et où les péchés gustatifs des produits halieutiques sont omniprésents. Elle est une invite permanente des sens, au farniente estival par ses plages bénies, et ses sites naturels comme les grottes millénaires ou les criques aux vestiges du passé qui assomment par leur beauté la quête de l’Eden du voyageur. Aux âmes friandes de vies aventureuses, la pratique de la chasse et pêche pourrait être une incursion fugitive dans le journalier de nos aïeux.

 

Vivre à MAJUNGA, c’est vivre comme si on ne devait jamais mourir…C’est la trêve du cœur après une course de fond…C’est s’exposer à un climat où la soirée vespérale nous incite à flâner dans la ville la nuit venue, où le ressac de la mer et son odeur iodée vivifient nos poumons et nos bronches en nous donnant une impression de jeunesse par le port d’une tenue décontractée qui renforce cette idée  d’éternelle liberté.  Sur le bord de mer la senteur typée des grillades de brochettes accompagnées d’épices des îles Vanille agrémentée par la gentillesse de légende des marchands, nous appellent à consommer sur une table conviviale bien achalandée, et aussi nous invitent à rompre notre solitude pour nous immerger dans le flot de gens pour qui le sourire et le rire sont les secrets du bonheur.

 

Le coucher du soleil de cette ville cosmopolite est l’expression même du miracle des tropiques car c’est à ces instants que s’épousent la couleur et la lumière, c’est là que la mer a adouci son compagnon soleil en lui faisant don de ce ton de douceur où nos regards ébahis osent enfin contempler la grandeur et la magnificence du Roi qui allait se coucher dans ses draps d’une couleur  passion, mais  qui pendant le jour nous faisait baisser nos yeux d’humilité…

 

 Sa Majesté a daigné tirer sa révérence du jour, c’est en regardant l’immensité de la mer qui l’a engloutie que mes rêves ont pris leur envol  en emportant mon âme et ses effluves de beauté vers la conquête du monde et de ses vérités…

 

Et j’ai sillonné la terre, mais comme le saumon qui toujours revenait dans les eaux de sa naissance, moi aussi je voudrai revenir vers la ville de mes premiers émois, là où l’amour est roi, pour y vieillir et me laisser mourir …

 

Max  Randriantefy

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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