Mampikony – L’eau submerge la RN6 mampikony

Publié le par Alain GYRE

Mampikony – L’eau submerge la RN6

 

01.02.2014

 

La circulation sur la Route nationale n°6 devient de plus en plus difficile à cause de la montée des eaux. C’est le cas, en particulier, au radier d’Antanetilava.

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Les problèmes perdurent pour les usagers de la RN 6 reliant la capitale au  Nord de l’Île. Pendant la période des pluies et la saison cyclonique, la partie de la route au niveau de Mampikony, plus précisément le radier d’Antanetilava, est coupée, interdisant toute circulation à cause de la montée des eaux.

En effet, depuis bientôt trois semaines, ce radier demeure sous les eaux surtout après la pluie. L’eau y monte à une vitesse incroyable si bien que des véhicules de transport de marchan- dises et de personnes sont coincés sur place à cause de brusques crues. Depuis le début de cette semaine, sur les deux rives du radier, des centaines de voitures sont restées bloquées pendant cinq à dix tours d’horloge en attendant la baisse du niveau de l’eau. Seuls les pirogues et les véhicules lourds et surélevés peuvent y passer à tout moment.

Spéculations

« Nous sommes arrivés ici vers 23 h et nous n’avons pu repartir que vers 6 h du  matin », a mentionné un passager d’un taxi-brousse de la coopérative Kofmad.

Le transbordement des passagers et des marchandises engendre des activités informelles juteuses à cet endroit. Des métiers s’y improvisent, allant des dockers, des rabatteurs, des hôteliers jusqu’aux piroguiers. Certains chauffeurs prennent le risque de traverser le radier, en faisant tirer leurs véhicules, le moteur coupé, moyennant une somme variant entre Ar 10 000 et Ar 50 000. Les affaires des gargotes marchent des deux côtés de la route d’Antanetilava.

Les spéculations règnent, les prix des PPN enregistrent des hausses dans le chef-lieu du  district de Mampikony et dans les communes environnantes. Des coopératives de transport  ont profité de la situation pour augmenter leur frais. En outre, il y a lieu de sécuriser le transbordement, car des marchandises de valeur y transitent.

Par ailleurs, les intempéries commencent à détruire les routes, tandis que les rizières et les champs de maïs et d’oignon sont dévastés.

 

Raheriniaina

L'Express de Madagascar

Publié dans Revue de presse

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