Mangroves: Plus de 20% de la superficie disparus

Publié le par Alain GYRE

Mangroves: Plus de 20% de la superficie disparus       

Mardi, 03 Septembre 2013

Face à la dégradation des mangroves dans le monde,

 

l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) réclame de meilleurs programmes de protection et de gestion de ces formations végétales depuis quelques années. Les chiffres montrent qu’environ 3,6 millions d'hectares de mangroves ont été perdus depuis 1980, soit une perte effrayante de 20 % de la superficie totale des mangroves, selon l'étude récente d'évaluation des mangroves du FAO intitulée « Les mangroves du monde 1980-2005 ».

 

La superficie totale des mangroves est passée de 18,8 millions d'hectares en 1980 à 15,2 millions en 2005. Il y a cependant eu un ralentissement du taux de déforestation des mangroves qui est passé d'environ 187.000 ha détruits par an dans les années 1980 à 102.000 ha par an entre 2000 et 2005, reflétant une plus grande conscience de la valeur des écosystèmes de mangroves. Pourtant, la situation reste encore critique, notamment pour la Grande île.

 

La réduction des surfaces de mangroves provoquent des déséquilibres pour les habitants dans le Nord-Ouest de la Grande île où plus de la moitié de la population en dépend. Les mangroves sont des écosystèmes importants fournissant du bois, de la nourriture, du fourrage, des plantes médicinales et du miel. Elles servent également d’habitats pour nombre d'animaux, entre autres, les crocodiles, les poissons et les oiseaux, sans oublier qu’elles constituent d'importantes formations végétales qui recouvrent des terres humides et marécageuses.

 

La plupart des pays interdisent maintenant la conversion des mangroves pour l'aquaculture et évaluent l'impact sur l'environnement avant d'utiliser ces zones de mangroves à d'autres fins, selon Wulf Killmann, expert forestier de la FAO. Si le déboisement des mangroves se poursuit, il peut provoquer des pertes considérables de biodiversité et de moyens d'existence, en plus de l'intrusion du sel dans les zones côtières et de l'envasement des récifs coralliens, des ports et des couloirs de navigation. Le tourisme souffrirait également de l’autre côté.

 

Selon le rapport du FAO, les causes principales de la destruction des mangroves sont, entre autres, la pression démographique élevée, la conversion à grande échelle des zones de mangroves pour la pisciculture, l’élevage des crevettes, l'agriculture, les infrastructures et le tourisme, la pollution et les catastrophes naturelles. D’ores et déjà, les pays concernés doivent s'engager dans une préservation plus efficace et une gestion durable des mangroves et des autres écosystèmes humides à travers le monde.

 

R.V.

La Gazette

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