Marie-Aimée Rasoarisoa: l'implantation des Soeurs du Christ revisitée

Publié le par Alain GYRE

Marie-Aimée Rasoarisoa: L’implantation des Sœurs du Christ revisitée

     

 

Lundi, 22 Octobre 2012

Ses origines, son implantation et enfin son enracinement font l’objet d’un ouvrage dédié à la congrégation Sœurs du Christ, qui vient de sortir dans les série Visages d’Eglise des Editions Foi et Justice, ce mois d’octobre.

Ecrit par Marie-Aimée Rasoarisoa, une religieuse originaire de Miadanimerina qui a intégré cette association en 1970, connue à l’époque par l’appellation des Sœurs de la Providence de Corenc, le livre parcourt plus d’un siècle d’histoire vécue par une des missions d’évangélisation catholique de Madagascar.

Elle est entrée dans la congrégation des Sœurs de la Providence de Corenc en 1970. Suite à sa formation religieuse, Marie-Aimée Rasoarisoa a étudié les sciences sociales à l’Institut Catholique de Paris et actuellement elle enseigne la sociologie et la pensée sociale de l’Eglise à l’Institut Supérieur de Travail Social à Andoharanofotsy et à l’université privée d’Antsirabe ESSVA.

Loin d’être exhaustif, comme l’a reconnu d’ailleurs son auteure, l’ouvrage essaie d’apporter les réponses aux questions « pourquoi et comment l’Institut de la Providence, devenu la Congrégation des Sœurs du Christ, a-t-il pris racine dans la Grande Ile, au service du pays et de l’Eglise ? »

En commençant son livre par l’implantation de la congrégation en terre malgache, en 1900, sœur Marie-Aimée Rasoarisoa sillonne le parcours d’une première mission menée par quatre religieuses de Grenoble, en se référant sur des archives et des anciens bulletins.

Comme les sœurs de la Providence de Corenc investissent beaucoup dans l’éducation, une partie du livre relate aussi la mise en place des écoles dans diverses régions de Madagascar, notamment dans le Vakinankaratra.

Certes, le livre est essentiellement consacré aux origines et l’enracinement de la congrégation à Madagascar, mais il s’ouvre également sur les nouveaux défis que les Sœurs du Christ devront relever. Ils sont multiples, pour ne citer que le développement rural indissociable avec la mission d’évangélisation et qui exige beaucoup de patience, de collaboration et de courage.

Le cas du Programme FAFIAM (Fampandrosoana sy fampivoaran’ny Fiainam-pianakaviana Iarahana Amin-dry Masera ou œuvre de développement et d’épanouissement de la famille gérée en commun avec les religieuses) initié par les religieuses du diocèse de Fianarantsoa est, entre autres, traité dans cet ouvrage. Du côté des Sœurs du Christ, d’autres enjeux liés au phénomène de mondialisation y figurent, à savoir, la maîtrise des langues étrangères, l’investissement dans une formation de plus en plus diversifiée pour les membres.

Simon R.

La Gazette

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