Monaco à Mada

Publié le par Alain GYRE

Monaco à Mada

1-monaco.jpg

NIRY RABEMANOLOTSOA : « Une relation désintéressée »

Ce mois de novembre, cela fait dix ans que le consulat honoraire de Monaco à Madagascar existe. une relation plus sociale qu’économique et en tout cas apolitique unit les deux pays, comme nous l’explique le vice-consul honoraire du deuxième plus petit État indépendant du monde après le Vatican.

 

Dix ans de relations bilatérales, c’est peu...

Les relations entre les deux pays sont en réalité plus anciennes puisqu’elles remontent à l’ouverture d’un bureau consulaire malgache à Monaco au début des années soixante. Mais avant 2003, c’étaient essentiellement des ONG monégasques travaillant dans le social et l’humanitaire à Madagascar qui assuraient, dans la limite de leur possible, cette relation bilatérale. On a précisément ouvert ce consulat pour faciliter la venue et les actions de ces ONG, notamment celle qui apporte un soutien à l’Akamasoa du père Pedro Opeka. Je voudrais souligner que parmi la vingtaine de pays que nous soutenons et aidons, Madagascar figure dans les deux.

 

Dans quels domaines interviennent ces oNg ?

D’abord la santé, par exemple pour la lutte contre le paludisme, la drépanocytose, la cardiopathie infantile ou le VIH/Sida, mais aussi la lutte contre la crise alimentaire, la préservation des ressources naturelles, la problématique de l’abandon des jumeaux à Mananjary. Sans oublier l’éducation d’enfants handicapés ou issus de familles démunies. Le gouvernement et ses différents partenaires monégasques allouent chaque année aux alentours d’un million d’euros pour les œuvres humanitaires et sociales à Madagascar.

 

Et au plan économique ?

Il n’y a pas beaucoup de choses à dire, encore moins en ce qui concerne la politique. Au niveau des échanges, Madagascar envoie des produits artisanaux mais de façon ponctuelle et en infimes quantités. Monaco, vue sa superficie de 2,2 km² - même pas la surface d’Analakely – n’a rien à exporter à Madagascar. La seule ressource mais très efficace que possède la Principauté est le tourisme, et c’est tout. Ce sont uniquement les banques et les hôtels, ainsi que les taxes et impôts des ménages, qui permettent à l’État de vivre.

 

L’édition 2011 de la foire internationale de Monaco a néanmoins mis la grande Île en valeur…

Durant les cinq jours d’exposition, les artisans malgaches ont été mis à l’honneur. L’ONG Fanamby y était aussi. L’objectif était de promouvoir le tourisme à Madagascar, un excellent levier de développement pour la Grande Ile.

 

Quelles contreparties attend Monaco de Madagascar ?

Toutes ces œuvres sont désintéressées. Je ne sais pas ce qu’il en est pour les autres pays, mais c’est le cas pour nous. Nous n’attendons rien en retour. La seule ambition du gouvernement monégasque est d’atteindre l’Objectif du millénaire pour le développement (OMD) approuvé par tous les pays du monde, à savoir l’élimination de la pauvreté sur la planète.

 

Combien de Monégasques vivent à Madagascar et vice versa ?

À Madagascar, il n’y en a aucun. Mais les Monégasques ne sont pas nombreux, en tout 7 000. C’est pourquoi Monaco n’a que très peu d’ambassades dans le monde, et plus de consulats. Pour ne pas envoyer plus de Monégasques à l’étranger, un consulat peut être dirigé par une personne d’une autre nationalité. En revanche, même s’ils ne sont pas très nombreux, il y a des Malgaches là-bas, et ils sont assez bien placés comme médecins ou hauts fonctionnaires…

 

 

Propos recueillis par Solofo Ranaivo

 

LES GRIMALDI : Fenêtre sur cour

L a famille princière monégasque est une saga digne d’une série télévisée. Rôles principaux, la famille Grimaldi dont le règne est quasi permanent depuis 700 ans. Un bail. Au-delà du faste du palais princier, il y a les existences parfois mouvementées qu’il abrite : celles du Prince Rainier III et de la Princesse Grace, comme celles de leurs enfants. Le Prince Rainier III, dans son long règne de 1949 à sa mort en 2005, a transformé la Principauté, ce qui lui valut le surnom de « Prince Bâtisseur ». C’est lui qui obtiendra en 1993 l’admission de Monaco aux États membres de l’ONU. La famille princière devient également plus people lorsqu’il épouse le 18 avril 1956 Grace Kelly, l’ex-égérie du grand Hitch (Fenêtre sur cour, Le Crime était presque parfait, La Main au collet).De leur union naîtront Caroline, Albert et Stéphanie. Stéphanie, la « Princesse rebelle », née en 1965, fera parler d’elle avec Ouragan, le tube de l’été 1986. Rangée des paillettes, elle réserve aujourd’hui ses apparitions publiques à la promotion du cirque et aux œuvres sociales. Quant à Charlène Wittstock, la dernière arrivée dans la famille, elle renoncera à une carrière de nageuse olympique (qualifiée pour les J.O. de Pékin) pour épouser Albert II en 2011.

1-monaco_1.jpg

 

 

Propos recueillis par Joro Andrianasolo

 

GRAND PRIX DE MONACO : Une course royale

Top chrono : 3,34 km à parcourir 78 fois soit deux heures de course, c’est le trajet que doivent faire les pilotes participants au Grand Prix de Monaco. Avec ses voies étroites, sinueuses, ses nombreux virages au cordeau, sa surface bosselée et ses rails, il fait partie des tracés les plus lents et les plus durs du Championnat du monde de Formule 1. Initiée en 1929, cette course mythique qui se déroule tous les ans est attendue par les pilotes professionnels et les passionnés de vitesse. Les fans réservent les hôtels de Monaco une année à l’avance et assistent à la course depuis les terrasses ou les yachts. Les plus chanceux peuvent la suivre en tribune pour un droit d’entrée compris entre 280 000 et 2,2 millions d’ariary. Le Grand prix de Formule 1 de Monaco est précédé du Grand Prix Historique de Monaco se déroulant lui tous les deux ans.

1-monaco_2.jpg

 

 

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

 

GARÇON UN MONACO

C’est l’un des cocktails à base de bière les plus connus en Europe et sur le Rocher. Son créateur, un nommé George Booth, semble s’être inspiré d’un cocktail américain, le Snakebite(morsure de serpent) composé de bière et de cidre. Appelé grena-beerou Christmas beerdans les pays anglo-saxons, il fut baptisé Monaco en France, en raison des couleurs rouges et blanche qui évoquent le drapeau monégasque. Pour un Monaco, verser 1 ou 2 cl de sirop de grenadine dans un verre à bière de type « verre tulipe ». Verser par dessus 5 cl de limonade et 15 cl de bière bien fraîche, en évitant de faire déborder la mousse. Avec modération, bien sûr !

 

 

 

Niry Rabemanolotsoa : 020 22 311 09

 

 

 

(article publié dans no comment magazine n°46 - Novembre 2013 ©no comment éditions)

 

No comment&éditions est une maison d’édition malgache créée à Antananarivo en novembre 2011.

Elle publie principalement des livres sur Madagascar.

Ils sont distribués en librairie à Madagascar et en France.

Coordonnées à Madagascar : 2, rue Ratianarivo, immeuble Antsahavola, Antananarivo 101 - +261 20 22 334 34.

Coordonnées en France : 58, rue de Dunkerque, 75009 Paris - 06 12 75 51 06.

http://www.nocomment.mg

www.nocomment-editions.com

 

 

Publié dans Revue de presse

Commenter cet article