Monoparentale: Un phénomène dangereux

Publié le par Alain GYRE

Monoparentale: Un phénomène dangereux       

Mardi, 14 Mai 2013

 

La famille est l'ensemble des personnes ayant des liens de parenté par le sang ou par alliance.

 

C'est la cellule de base de la société constituant a priori un lieu d'éducation et de socialisation. C'est elle qui prépare et accueille la venue au monde de l'enfant. C'est elle qui assure son entretien, son éducation et sa protection. C'est elle qui le façonne et lui imprime une personnalité. En tout, la famille, c'est donc le cercle où l'enfant naît et grandit dans l'épanouissement physique, moral et intellectuel. Cet épanouissement est bien sûr conditionné par l'unité du ménage et une autorité parentale responsable.

 

Depuis peu, Madagascar entre petit à petit dans le monde de la monoparentalité. Choix ou non, le phénomène gagne du terrain. A l'instar de Diégo, 5% des hommes sont en situation de monoparentalité et dans 80% des cas sur l'ensemble de l'île, ce sont les mères qui sont dans cette situation. Sur le plan administratif, ces femmes sont considérées comme non-actives. A l'instar du Québec en 2001, on enregistrait plus de 335.595 familles monoparentales, avec plus de 500.000 enfants, soit une famille sur quatre. C'est une augmentation de 3% du nombre de familles monoparentales depuis le recensement de 1996.

 

En adoptant le thème "Promouvoir l'intégration sociale et la solidarité entre les générations", cette année encore, la Journée internationale des familles est une occasion de mieux faire comprendre les problèmes que connaissent les familles et stimuler les initiatives appropriées. Elle pourrait devenir un facteur de mobilisation puissant dans tous les pays qui cherchent à apporter une réponse aux problèmes qui se posent aux familles de chaque société. Elle reflète l'importance que la communauté internationale attache à la famille, cellule de base de la société, ainsi que l'intérêt qu'elle porte à la situation des familles dans le monde. Elle sera célébrée demain.

 

A Madagascar, le mot a une définition très large par rapport à la notion de famille européenne moderne. D'après l'enquête démographique et sanitaire (EDS) de 2003/2004 réalisé par l'INSTAT et Macro International, enquête effectuée sur 8.420 ménages dont  7.949 femmes de 15-49 ans, les orphelins et enfants ne vivant pas avec leurs parents semblent plus " vulnérables" en termes de croissance et de scolarisation. Le retard de croissance est plus fréquent ainsi que la non-scolarisation, très accentuée chez ce groupe de personnes. En milieu rural, 90,3% des enfants de 0-14 ans vivent avec leurs deux parents, 1,1% ayant perdu les deux. En milieu urbain, un tiers des 0-14 ans vit avec leurs deux parents, 11,8% ne vivant avec aucun parent.

 

À Madagascar toujours, les mères célibataires n'osent pas trop parler de leur situation. A noter que 80 % des femmes handicapées malgaches sont des mères célibataires parmi lesquelles 13% sont "confiées", c'est- à-dire d'une mère vivante mais ne vivant pas avec cette dernière. 15% des enfants ne vivent avec aucun de leurs parents et constituent ce qu'on appelle des enfants " adoptés ou confiés ", tandis que 3% des cas sont des " non apparentés ".

 

Apparemment, les filles ont moins de problème que les garçons. La famille monoparentale est un nid dans lequel se développe la délinquance et où les enfants grandissent sans formation, sans éducation, sans références morales et progressivement se transforment en bandits, en braqueurs ou en violeurs.

 

NIR

La Gazette

 

Publié dans Revue de presse

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