Niveau de français : en baisse perpétuelle

Publié le par Alain GYRE

Niveau de français : en baisse perpétuelle       

Jeudi, 07 Novembre 2013

Le niveau de français des jeunes malgaches est en baisse constante.

 

C’est un constat des enseignants surtout ceux de la capitale. En général le problème se pose surtout dans les écoles publiques où 4 élèves sur 5 ne maîtrisent pas la langue française.  Alors que presque tous les cours sont donnés en français depuis le primaire. Les causes peuvent être multiples mais on soulèvera le mélange des mots lors des conversations des ces jeunes. Aussi, l‘invasion des technologies laissent ces jeunes dans l’ignorance avec les texto ou SMS, les recherches sur le net qui mettent au placard la lecture des livres alors que cette dernière contribue largement à la connaissance de la langue. Face à la présence des langues étrangères dans la technologie, en particulier le français et l'anglais dans le cas de Madagascar, l'influence technologique en termes de langage s'observe par l'appropriation des abréviations par les utilisateurs malgaches de Facebook. Néanmoins, le malgache s'est construit son langage en traduisant des termes tels que "mdr" en "tpt" qui signifie "tapa-tsinay" ou "mort de rire" en français. Si "lol" est connu comme l'abréviation de "lot of laugh", dans le contexte malgache, le sens est maintenu mais on l'a malgachisé d'où "lol" devient "laolina".Progressivement après la colonisation, le français a acquis un rôle de sélection, sa connaissance entrainant la promotion sociale des individus. L'hostilité populaire à l'égard de l'héritage colonial pousse le gouvernement à lancer le mouvement de malgachisation. Le français est remplacé par le malgache comme langue d'enseignement, et les contenus sont recentrés sur Madagascar. Mais l’enseignement en français est repris et l'expansion du français à Madagascar s'est faite de façon hybride. En dehors du français et du malgache, aucune langue n'est présente au niveau national.

 

NIR

La Gazette

 

 

Publié dans Revue de presse

Commenter cet article