Nosy Be: l'accès à l'eau potable reste un luxe

Publié le par Alain GYRE

Nosy Be

L’accès à l’eau potable reste un luxe

Les représentants de l’État et des bailleurs de fonds ont inauguré, hier, la borne-fontaine du quartier de Jamaïque, de Nosy Be Hell-ville

Le grand projet d’accès à l’eau potable touche à sa fin. Malgré le succès enregistré par le programme, les gens n’arrivent pas toujours à satisfaire leurs besoins.

Cette borne-fontaine ne nous suffit plus. Nous étions 250 personnes, en 2010, lors de son ouverture. Actuel­lement, nous sommes plus de 750 personnes qui vivons dans ce nouveau village ». Tels ont été les propos d’Arthur Randrianandrasana, représentant des villageois du fokontany de Tanambao Fascène, district de Nosy Be, au début de la cérémonie de réception définitive de l’un des 1 250 forages visant à offrir de l’eau potable à quelques 1,4 million d’habitants des huit régions de la Grande île, hier. Ces forages « massifs » entrent dans le cadre du programme d’alimentation en eau potable et assainissement en milieu rural (PAEAR).
Cet appel lancé auprès du secrétaire général du ministère de l’Eau, Bebiarivelo Rakoto, de celui des Finances et du budget, Vonintsalama Andriambololona, de la représentante résidente du système des Nations unies, Fatma Samoura, et du représentant résident de la Banque africaine du développement à Madagascar, Abdelkrim Bendjebbour, semble justifier par l’intérêt qu’apporte l’eau potable dans le village.
Optimisme
« Les 60 à 70% de ménages de notre village ne fréquentent plus le Centre de santé base de la ville grâce à cette eau potable. Mais faute d’un accès généralisé, quelques cas de maladie diarrhéique subsistent encore », ajoute Arthur Randrianan­drasana.
Face à cette demande accrue en eau potable, Lantomangaharijaona Raza­findrakoto, coordonnateur national du PAEAR, reste optimiste.
« Tout le monde souhaite obtenir une borne-fontaine près de sa maison. Mais nous avons déjà mené une étude pour que tout le monde ait de l’eau potable. Chaque borne-fontaine d’une profondeur de 13 mètres en moyenne peut débiter 6 à 20 m3 d’eau par heure. Elle peut servir entre 250 et 300 personnes. L’amélioration à apporter serait dans la gestion de bornes-fontaines », explique t-il.
Quant à Abdelkim Bendjebbour, lui ne souhaite pas précipiter le projet. « L’histoire avec le PAEAR n’est pas toujours heureuse. Mais nous pouvons envisager un 2è PAEAR au début de 2014 », conclut-il.

Vonjy Radasimalala

Vendredi 19 octobre 2012

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L’Express

Publié dans Revue de presse

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