Paludisme: Éradiqué en 2018

Publié le par Alain GYRE

Paludisme: Éradiqué en 2018

     

 

Vendredi, 26 Avril 2013

Le 25 avril est la Journée mondiale du paludisme, reconnue par l'Organisation mondiale de la Santé (Oms). Une journée célébrée pour prévenir et combattre le paludisme.

A l'occasion de cette journée, le ministre de la Santé publique, Johanita Ndahimananjary a fait une déclaration hier. Lors de son allocution, elle a fait un bilan de l'état du paludisme dans la Grande Ile depuis 2009.

En fait, en 2009 le paludisme était la première maladie qui touche le plus de patients. A cet effet, il se situe à la deuxième place des causes de la mortalité à Madagascar. En 2011, il était placé à la 8ème place des maladies qui affectaient les patients, 5ème pour les causes de mortalité. Ce résultat indique que plusieurs efforts ont été déployés pour lutter contre le paludisme. Pour preuve, il n'est plus l'une des maladies qui tue plusieurs personnes.

En continuant à le combattre, le ministre du tutelle relève le défi, en 2017, il sera éradiqué. Tel est en fait le but du ministère. A cet effet, plusieurs activités seront mises en place ; ainsi l'institution favorise la collaboration avec les bailleurs et les organismes concernés.

Bien des gens n'ont pas accès à des soins ou à des préventions. Raison pour laquelle, les moustiquaires seront à distribuer gratuitement. Ainsi, pour ce faire, les femmes et les enfants bénéficieront des antipaludiques. Et les malades infectés bénéficieront de soins gratuits. Malgré les efforts, le paludisme reste encore une maladie avec laquelle tout le monde doit être rester prudent. Donc, le ministère avec ses équipes organiseront des sensibilisations dans chaque région et chaque village.

Rappelons que le changement climatique, la catastrophe naturelle ainsi que la pauvreté aggravent le paludisme. Par conséquent, le taux de personnes victimes du paludisme est élevé dans les Sud et Sud-est de la Grande Ile.

A titre d'information, le paludisme est une maladie que peut être tout à fait prévenue et traitée. Et l'Oms estime actuellement que US $ 300-350 millions environ seraient nécessaires en 2013-2015 pour intensifier comme il se doit les activités menées dans les pays touchés du Bassin du Mékong en vue de combattre le paludisme et d'enrayer la résistance. On estime qu'à l'échelle mondiale, US $5,1 milliards au total seront nécessaires chaque année de 2011 à 2020 pour assurer un accès universel à la prévention, aux tests de diagnostic et aux traitements antipaludiques. Même si de nombreux pays ont augmenté leur financement de la lutte antipaludique, le total mondial des fonds disponibles n'était encore que de US $ 2,3 milliards en 2011, moins de la moitié de l'enveloppe nécessaire.

R.V.

La Gazette

 

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