Patsy, reine de coeur et d'esprit

Publié le par Alain GYRE

PATSY, reine de cœur et d’esprit

patsy

La chanteuse lilloise et interprète de Liverpool renoue avec ses racines en chantant en malgache. Authentique, à mille lieux du show-biz.

 

 

Enfant de la balle, de papa malgache, guitariste et de maman bretonne, chanteuse harmoniciste, elle a fréquenté les planches dès son plus jeune âge en dormant dans les flycases des pianos pendant que ses parents faisaient leurs concerts le week-end.

[Elle a tour à tour vécu en Bretagne, à Madagascar, Paris et Lille, où elle ne devait rester qu'un an ou deux... Près de dix années ont passé, et  Patsy vit toujours au cœur de notre région.

 

Le Nord et Patsy, c'est une longue histoire. Fougueuse et entière, comme la chanteuse. Chanteuse aux accents de partout, Patsy Jaona se sent ici chez elle depuis toujours. Arrivée à Lille à l'âge de trois ans, Patsy après avoir fait le tour du monde pour les besoins de sa carrière, vit toujours au cœur de notre région.

 

Les gens du Nord sont un peu comme les Malgaches, chaleureux et travailleurs. Patsy fait le parallèle : « J'ai consacré une grande partie de ma carrière à l'étranger, et pour avoir parcouru beaucoup de pays je peux vous assurer que c'est ici que l'on trouve la culture qui se rapproche le plus de la culture malgache. Un métissage de la culture africaine (« Mora mora », comme on dit chez nous, « molo molo », en français) et asiatique, c'est-à-dire se lever très tôt le matin pour aller travailler. Dans cette région les gens sont souriants, toujours prêts à rendre service, travailleurs et respectueux... C'est d'ailleurs pour cette raison que je reste ici, ça me rappelle mes origines et je m'y plais bien ».

 

« A la mort de mon père, j'ai continué à suivre ma mère dans les bals.
J'ai toujours chanté mais je ne rêvais pas d'en faire mon métier : je voulais être cosmonaute ! »

À 15 ans, elle remplace sa mère au pied levé et enregistre des publicités radio. Hasard qui la fait rencontrer l'auteur-compositeur lillois Christian Vié. Il lui écrit Liverpool. A 17 ans, elle entre au Top 50 avec ce véritable tube vendu à plus de 450 000 exemplaires. En 1988, elle réalise son premier album Tout contre contenant aussi le titre Comme un appel.

 

« Ma vie a totalement changé, j'ai eu le bac et j'ai commencé à voyager partout en France et en Europe pour enchaîner les émissions de télé. » De Sacré Soirée à Champs Elysées, Patsy est demandée partout et encaisse les comparaisons avec Vanessa Paradis ou Elsa. « Pour quelqu'un bercée par Janis Joplin ou Jimmy Hendrix, je ne faisais pourtant pas parti du même univers musical. J'ai toujours refusé les textes mièvres, j'abordais des thèmes engagés comme la condition des femmes en Amérique du Sud, le sort des marins pêcheurs ou l'écologie ! » En peu de temps, Patsy devient n°1 au Québec, au Japon, au Liban.

 

Absente pendant plusieurs années de la scène française, Patsy a beaucoup tourné à l'étranger (Montréal, Beyrouth, etc). Certains pays lui ont demandé l'exclusivité sur ses albums. Ainsi, Patsy a sorti des albums au Japon (sans jamais y avoir mis les pieds !), en Belgique ou au Canada qui ne sont disponibles nulle part ailleurs. Elle a interprété Avoir vingt ans en 68 avec Jean-Jacques Goldman, Carole Fredericks et Michael Jones aux chœurs, qui a été un succès au Japon et en Belgique.

 

Elle sort deux autres albums. Son deuxième album s'intitule Des illusions. Il est sorti en 1993. Patsy a également sorti un troisième album nommé Ailleurs en 1995 un disque exclusivement produit pour le Japon par Jean-Félix Lalanne.  Patsy a aussi interprété en anglais la bande originale du film Un amour de sorcière en duo avec Michael Jones

 

En 1995 elle part à Madagascar pour découvrir le pays de son père et mieux connaître ses origines. Elle y a découvert « un pays magique » en revient subjuguée par les tonalités et les rythmes malgaches.

Là-bas, Patsy apprend qu'elle fait partie de la dernière lignée des reines de l'île. Elle est considérée comme telle et on lui confie le rôle d'ambassadrice en lui offrant de chanter des ballades malgaches encore jamais enregistrées.
Depuis, elle a enregistré en hommage à son père disparu Pi Maso (signifie clin d'oeil en malgache), un album métissé totalement auto-produit de chansons traditionnelles malgaches et façonné d'élans de joie, d'espoir, de séduction. Ambassadrice de l'Unicef et présente sur le listing de l'Unesco, Patsy chante désormais pour que poussent des hôpitaux, des forets ou des écoles à Madagascar. Un combat humanitaire pour défendre sans misérabilisme la culture malgache. « Mais pas seulement, je chante aussi pour Florence Cassez. Il faut donner un vrai sens aux mots, oublier l'emballage... S'engager corps et âme, c'est le rôle des artistes non ? »

En juin 2009, Patsy était en studio. Elle préparait une nouvelle chanson intitulée Notre histoire, teintée de voix et d'instruments malgaches, comme un lien avec ses racines.

L'album Pi Maso est disponible dans les points de ventes habituels en musiques du monde et sur demande à l’ adresse suivante :  contact.patsy@gmail.com

http://musiques-annees80.over-blog.com/article-interview-patsy-100563772.html

Publié dans Musique

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meranthe.c 02/12/2012 21:37

super