Peinture : « Le chaud dans le froid » de Michel Randria

Publié le par Alain GYRE

Peinture : « Le chaud dans le froid » de Michel Randria

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La toile intitulée «B» de Michel Randria représente, une fois de plus, une scène commune à Antsirabe, le couple à bicyclette

La toile intitulée «B» de Michel Randria représente, une fois de plus, une scène commune à Antsirabe, le couple à bicyclette

La peinture possède des talentueux débordant de savoir-faire comme Michel Randria, un natif d'Antsirabe. Il expose actuellement à l'Is'art Galerie.

Michel Randria, vient d'Antsirabe. Décidément, cette ville est un terreau fertile d'artistes peintres et dessinateurs de talent. Il expose, depuis hier, à l'Is'art Galerie à Analakely, « Le chaud dans le froid ». Et comme les artistes de sa trempe issus de cette région, « je tiens à souligner, en passant, que je n’ai jamais fréquenté d’école de peinture », dit-il, avec tout le sérieux d'un garde suisse.

La Ville d'Eaux possède probablement un secret, celui d'une culture de la peinture qui se propage comme une peste miraculeuse dans tous les quartiers de la ville pour ne parler que des Léon Fulgence et bon nombre d'autres accrocs de la toile. Une fois de plus, un fils d'Antsirabe fait honneur à la légende. S'il n'a jamais fréquenté une école des Beaux Arts, l'homme a beaucoup voyagé. Des expositions à l'incontournable Alliance française d'Antsirabe, une autre ruche de la créativité locale, jusqu'à Mayotte, France, Berlin, même en Hollande, berceau mondial de l'impressionisme. Il a montré toute son humilité en voulant exposer à l'Is'art Galerie Analakely, une petite salle dédiée habituellement à l'art contemporain. « Le chaud dans le froid, pourquoi ce thème On dit que Madagascar est le pays du moramora, c’est pour dire que les Malgaches ont le tempérament calme, tranquille, parfois un peu paresseux même. Contrairement à ce caractère, disons nonchalant, la vie quotidienne de la majorité des Malgaches est dure et pénible», ajoute t-il.

Jeune expérimenté

Les toiles de Michel Randria, il a 38 ans, possèdent cette ambiance cristalline, comme s'il voulait mettre ses modèles et ses scènes de vie dans une sorte de pureté mirifique. L'artiste peint en voulant montrer qu'il garde intact la continuité de l'histoire du personnage qu'il peint. Témoin volant le quotidien comme le ferait un photographe. « Par amour de l’art, j’ai fait des recherches personnelles en la matière, et cette exposition en est le fruit », revient-il.

Si la peinture lui est venue comme par miracle, c'est sa ville qui lui procure l'inspiration. Une ville d'Antsirabe qui est entourée, et serait bâtie sur un volcan endormi. Ainsi, l'explosivité de Michel Randria se traduit dans les couleurs, de feu et d'intensité. C'est tout simplement de la peinture à l'huile sur toile. Il expose plus d'une quinzaine d'œuvres dans

« Le chaud dans le froid».

En perpétuelle connexion avec son monde, l'artiste encore jeune pour son talent et son parcours, se trouve être aussi en perpétuelle quête.

 

Maminirina Rado

Vendredi 10 janvier 2014

L’Express

 

Publié dans Arts plastiques

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