Personnes du 3ème âge:Le temps de s’occuper de nos « zokiolona »

Publié le par Alain GYRE

Personnes du 3ème âge:Le temps de s’occuper de nos « zokiolona »       

Mardi, 06 Mai 2014

Parmi les priorités du nouveau ministre de la Population, de la Protection sociale Eléonore Johasy figure le respect des droits de l’Homme et l’aide des couches les plus défavorisées et vulnérables de la société malgache.

 

On ne peut que la féliciter de prendre en considération ces problèmes d’actualité.

 

On compte parmi les personnes les plus vulnérables de la société malgache, les personnes âgées. Selon les statistiques de l’ONU, 10% de la population africaine sont des personnes âgées. Pour Madagascar, on compte environ de 2 millions de « zokiolona » sur les quelque 20 millions de Malgaches. Loin d’être une minorité donc qu’on pourrait releguer au second plan, les personnes âgées doivent être perçues comme une richesse inexploitée. Un responsable de la Féderation du 3éme à Madagascar nous expose ; « Notre défi essentiel c’est de pouvoir convaincre les détenteurs du pouvoir que les ‘zokiolon’ peuvent encore travailler et sont prêts à œuvrer pour le développement de notre île ». Bien au-delà de la conviction de ces « zokiolona », leurs revendications sont justifiées, étant donné que la société malgache a toujours mis un point d’honneur à leur témoigner un respect et à leur donner une place importante dans la société. La coutume malgache considère les « zokiolona » comme des détenteurs de sagesse et leurs expériences de la vie est comme une feuille de route pour guider les jeunes. Notons qu’à Madagascar, il n’y a pas de lois relatives au respect des droits des personnes âgées. Et avec ce non-respect et non considération des personnes âgées, c’est sans étonnement qu’on assite à des maltraitances et non-respect des droits de ces personnes âgées à Madagascar. Ci-après illustre bien cet irrespect des zokiolona.

 

A Sabotsy-Namehana, bon nombre de « zokiolona » sont obligés de se réveiller très tôt le matin pour chercher de l’eau, vu que c’est le seul moment où la borne-fontaine est ouverte. Sinon, l’irrespect est perçu dans les bus où rares sont les jeunes à céder leur place pour la donner à une personne âgée.

 

Autant de gabegies qui nécessitent une prise d’action car si l’objectif est de promouvoir le respect du droit des personnes les plus vulnérables, il est temps de mettre en place une direction générale des personnes âgées au sein du ministère de la Population et de la Protection sociale.                                                                                                     

 

Y.L

La Gazette

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