Perturbation climatique : 500 sinistrés à Mahajanga

Publié le par Alain GYRE

Perturbation climatique : 500 sinistrés à Mahajanga        

Samedi, 18 Janvier 2014 04:57

 

Ayant reçu un avis de danger imminent et une alerte rouge, la ville de Mahajanga subit depuis des jours des pluies torrentielles incessantes.

 

Les écoles ont fermé depuis l’annonce de l’alerte rouge pour parer à toute éventualité.

 

Comme il fallait s’y attendre, de nombreux quartiers de la ville, tels que Tsararano, Aranta ainsi et que les bas quartiers sont déjà inondés. A ce jour, on compte plus de 500 sinistrés dans la ville de Mahajanga. La pluie ayant persévéré hier, la ville rencontre des problèmes techniques concernant l’évacuation des sinistrés. En effet, selon le PDS de la ville, il ne dispose que d’une seule vedette pour procéder à l’évacuation, ce qui est largement insuffisant vu le nombre des sinistrés. Ainsi, un appel est lancé aux généreux collaborateurs pour la fourniture de véhicules dans le cadre des divers sauvetages. Les habitants de la ville étant conscients que l’entraide est de rigueur, les donateurs se bousculent pour faire dons d’aliments et de PPN.

 

Etant donné que le canal se situant au pont Fitim a été bouché, les autochtones ont pris leurs responsablités sans attendre la réaction des autorités qui semblent être dépassées par les évènements. Ainsi, les végétations qui obstruent le canal ont été enlevées par les jeunes des quartiers de Mahatsinjo, Ambalavola et Fiofio.

 

Situation paradoxale, par ailleurs et comme dit l’adage « Le malheur des uns fait le bonheur des autres », des commerçants sans scrupule profitent de ce qu’endure la population majungaise pour augmenter les prix de leurs marchandises. Ainsi en quelques jours seulement, un sac de riz (50 kg) qui s’écoulait auparavant à 75.000 ariary, se vend désormais à 90.000 ariary. Situation à peu près similaire pour le charbon dont le prix d’un sac a connu une hausse de 2.000 ariary. Plus désastreux encore, certains revendeurs proposent des ventes à crédit, moyennant pour ce faire une surtaxe de 20.000 ariary.

 

Cependant, à quelque chose malheur est bon, dit-on. Le mauvais temps aura, dans une large mesure, servi à estomper les perturbations politico-sociales qui ont terrorisé la ville en début de semaine. Les étudiants ont déserté le campus vu l’arrêt des cours et que les pro-Zafera ne peuvent faire leur manifestation vu le temps qu’il fait. Comme quoi quand Dame nature se charge d’une affaire, elle le fait radicalement. Mais il y a de quoi s’inquiéter face notamment au nombre des sinistrés. En effet, le mauvais temps n’était jusqu’ici qu’une simple zone de convergence intertropicale (ZCIT) mais, si c’était un vrai cyclone, qu’en serait-il advenu ?

 

Yanne Lomelle

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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