Plantes potagères: Des vertus médicinales aussi !

Publié le par Alain GYRE

Plantes potagères: Des vertus médicinales aussi !  

Mardi, 21 Octobre 2014

Outre leur caractère comestible, certaines plantes potagères ont des vertus médicinales, rappelle le Missouri botanical garden (MBG). C’est un plus non négligeable dans un pays où plus de 60% de la population ont recours aux plantes médicinales pour se soigner. C’est à la fois une tradition et un recours par rapport au faible pouvoir d’achat. Mais il n’y a pas que les plantes médicinales. Il y a aussi les plantes potagères qui peuvent entrer dans les rayons des aliments censés contribuer à la prévention de certaines maladies ou les soigner. Ainsi, l’artichaut soulage les troubles digestifs, réduit le cholestérol, stimule l'appétit et traite la gueule de bois. L’asperge  a des propriétés anti-oxydantes avec ses teneurs élevées en vitamine B9… Ces types de plantes  sont  introduits et cultivés pour la plupart à Madagascar selon les chercheurs du MBG. Les plantes potagères sont généralement herbacées. La cuisinière s’en sert pour faire de la soupe ou du potage. Toutefois, les parties utilisées varient : la  racine  pour  les carottes (Daucus carota), la  tige pour les asperges (Asparagus officinalis) et le céleri (Apium graveolens), la feuille pour les laitues (Lactuca sativa), la ciboulette (Allium schoenoprasum) et les choux (Brassica oleracea), la fleur pour les artichauts (Cynara scomilus) et les choux-fleurs (Brassica oleracea var. botrytis), le bulbe pour les oignons (Allium cepa) et le tubercule pour les  betteraves (Beta vulgaris), etc.

 

Mais les plantes potagères comprennent aussi les plantes à fruit comme l’ananas (Bromelia ananas), le melon (Cucumis melo), la pastèque (Cucumis lanatus), l’aubergine (Solanum melangena), le concombre (Cucumis sativus), la courge (Cucurbita maxima), le haricot (Phaseolus vulgaris), le pois (Pisum sativum) et l’arachide (Arachis hypogea). En font partie également les fines herbes et les plantes condimentaires comme l’ail (Allium sativum), le piment et le poivron (Capsicum annuum). Pour les plantes fourragères, toutes les parties sont utiles. Il s'agit des parties végétatives de la plante (feuilles, tiges, éventuellement racines), à l'exclusion des fruits et graines. On les utilise soit à l'état frais, soit conservées, généralement par séchage. Certaines parties des plantes comme la racine de la betterave à sucre sert d'abord à  produire du sucre, puis la pulpe résiduelle, éventuellement fermentée en ensilage peut être utilisée comme fourrage. Cependant ce produit peu nutritif et peu appétissant doit être complété par l’urée et la mélasse pour titiller l'appétit et améliorer la digestibilité. Les plantes de fourrage sont riches en cellulose.

 

La paille, sous-produit des cultures de céréales, est une plante ou un mélange de plantes utilisés pour l'alimentation des bovins, caprins, ovins, porcins, volailles et lapins. En fait, les plantes fourragères sont principalement constituées de plantes herbacées des prairies,  essentiellement des graminées et à moindre échelle des légumineuses. Citons quelques exemples : l’avoine jaunâtre (Trisetum flavescens), le pâturin annuel (Poa annua), le ray-grass (Lolium perenne) et le trèfle (Trifolium resupinatum).  Certaines d’entre elles sont des plantes sarclées : betterave (Beta vulgaris), petits pois (Pisum sativum), maïs (Zea mays) et sorgho (Sorghum sudanense).

La Gazette

Publié dans Revue de presse, Santé

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