Pollution et dégradation de l'environnement: exploitation outrageuse des ressources

Publié le par Alain GYRE

Pollution et dégradation de l’environnement: Exploitation outrageuse des ressources

     

 

Samedi, 27 Octobre 2012

La pollution investit la capitale malgache et sa population.

Les craintes s’affichent concernant l’altération du climat. Chaleur étouffante, nuages de fumées et de cendres, un scénario catastrophique qui engendre des bouleversements sociaux, économiques et environnementaux importants dans le monde et en particulier à Madagascar. Le changement climatique, le réchauffement climatique devient un enjeu de taille et une préoccupation permanente. Avec les feux de brousse qui sévissent dans toutes les régions de l’île causant la destruction de la faune et de la flore, avec le braconnage des espèces animales et végétales, les faits paraissent parler d’eux-mêmes. Ainsi, contrairement à ceux que l’on pense, le renouvellement de la flore à Madagascar nécessite un engagement à long terme, une stratégie de développement à toutes les échelles de la société et une sensibilisation de tous les acteurs politiques et sociaux pour faire face à la destruction massive de l’environnement.

L’homme est dépendant de l’environnement dans lequel il vit. Ressources inépuisables de matières premières : l’air, l’eau, la terre et le vent constituent les éléments essentiels à la survie de l’humanité. L’exploitation abusive des forêts, des espèces, de la terre et des ressources marines engendre des conséquences graves dans la vie de la population malgache. L’activité humaine cause des dégâts considérables au renouvellement de la biodiversité. La coupe et la transformation du bois de chauffe, les feux de brousse accidentelles ou criminelles provoquent maladies respiratoires, détérioration de l’espace de vie et disparition des espèces végétales et animales terrestres. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 559 tortues endémiques exportées illégalement et les actes de braconnage perpétrés dans le sud de Madagascar. Des tonnes de bois coupés en quelques semaines et ravagés par l’exploitation et l’exportation ; les feux de brousse détruisant des hectares de forêts : une scène quotidienne vécue et observée par des milliers de malgaches le long des routes nationales. D’origine criminelle ou accidentelle pour les transformer en terres agricoles ou pour être aménagées en zone d’habitations ou des infrastructures. Et même les parcs nationaux et les aires protégées se retrouvent menacés par la consommation inconditionnelle des ressources de la communauté.

Plus de 80% des ressources utilisées dans le monde sont issues des énergies fossiles. Seules quelques 18% proviennent des énergies renouvelables. Pour Madagascar, il est encore difficile de s’adapter aux nouvelles exigences des modes de consommation. Cependant, l’important consiste à prendre des mesures adéquates comme par exemple l’élaboration d’une stratégie nationale de développement. Et les conséquences immédiates de ce réchauffement se ressentent avec les nuages de fumées dispersées et l’air irrespirable dans la capitale. Une augmentation rapide de la température de 0,7 à 1,6° par an rien qu’au passage de l’année 2010 à 2011 reflète une réalité qui semble n’affecter que les organismes oeuvrant pour la sauvegarde de l’environnement. Or les menaces économiques et environnementales pèsent sur ses pratiques courantes. Une sonnette d’alarme est lancée actuellement. Des organismes tels que l’Unesco, le WWF interpelle à une meilleure gestion de la biodiversité. Car la protection de l’environnement est l’affaire de tous, des moyens doivent être déployé pour consolider les actions initiées par ces organismes. A commencer par l’éveil de la conscience des citoyens qui inconsciemment et relatif à leur besoin, est en droit de savoir et de connaître les enjeux d’un tel phénomène.

La Gazette

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