Port de Mahajanga: vers le traçage d'une nouvelle voie pour les bateaux

Publié le par Alain GYRE

Port de Mahajanga: Vers le traçage d’une nouvelle voie pour les bateaux

     

 

Samedi, 13 Octobre 2012

L’Institut national de cartographie et d’hydrographie (FTM) vient de procéder à la levée de données dans les fonds marins de Mahajanga. L’idée est de tracer une nouvelle voie pour les grands bateaux. Pour l’heure en effet, la baie de Bombetoka est grandement ensablée par les érosions provenant du fleuve Betsiboka et ne permet plus l’entrée de grands bateaux au port de Mahajanga. Depuis lundi dernier et jusqu’à hier, le FTM en partenariat avec l’Agence portuaire maritime et fluviale (APMF) a effectué donc la levée de données des fonds marins environnants pour en mesurer la profondeur, identifier les éventuels dangers pour la navigation, l’écosystème marin, le relief des fonds marins… Pour ce faire, il a utilisé le matériel appelé échosondeur mono-faisceau. Celui-ci permet de collecter une donnée à la fois. Les données obtenues vont permettre d’élaborer une nouvelle carte marine de la zone, laquelle rehaussera le niveau de sécurité de la navigation et réduira en même temps les incidents et accidents de transport maritime.

Au niveau international, le FTM précise que les données collectées seront également intégrées dans la carte électronique marine dressée par le Service hydrographique et océanographique de la marine française (SHOM). Selon les conventions internationales en matière de données cartographiques et hydrographiques, le partage d’information est, en effet, primordial. Dans le cadre du transport maritime, il participe beaucoup à la sécurisation de la navigation. Par ailleurs, le FTM a profité de son passage à Mahajanga pour sensibiliser les différentes autorités sur la nécessité de préserver les bornes géodésiques. Ces bornes matérialisent sur terrain les coordonnées mathématiques d’une surface terrestre donnée. Elles servent de référence pour délimiter les différentes surfaces du territoire. Dans ce cas, le réseau géodésique permet, par exemple, d’éviter l’empiètement de terrains, l’empiètement de carrés miniers sur des aires protégées, etc.

Pour Mahajanga, la borne géodésique d’ordre zéro, c'est-à-dire une borne de très grande précision, située près du château d’eaux de la Jirama a disparu. Elle sert pourtant de principale référence pour toutes levées topographiques et autres travaux connexes effectués dans la ville. En réalité, les bornes géodésiques constituent des infrastructures nationales qu’il convient de préserver. Elles sont indispensables pour un développement harmonieux des différents secteurs dont le foncier, les travaux routiers, l’octroi de carrés miniers et blocs pétroliers on shore (terrestres)…

Fanjanarivo

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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